Coopération UE/Afrique Centrale: Ecofac s’en va

 Coopération UE/Afrique Centrale: Ecofac s’en va

Après 30ans de coopération entre l’Union Européenne, la CEEAC et les États d’Afrique centrale, le 6e Programme de conservation des aires protégées et des écosystèmes fragiles d’Afrique centrale (Ecofac) arrive à son terme.

 

Ce programme Ecofac 6 s’est engagé depuis sa création en 1992, à accompagner les États membres de la CEEAC dans la gestion des aires protégées à travers des contrats avec des opérateurs privés, des ONGs outillées en la matière, les communautés et peuples autochtones. Un engagement via lequel l’UE s’est investie avec ses partenaires à contribuer au développement socio-environnemental de la sous region, à la protection de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques.

 

<<Ecofac c’était 30ans , de 1992 en 2022. Nous avons fait la restitution de tout ce que nous avons eu comme missions durant ces années dans les aires protégées et la protection de la biodiversité dans le bassin du Congo. Maintenant, nous allons mettre en œuvre un programme qui s’appelle Natur’Africa. Celui-ci n’a pas seulement pour mission de protéger la biodiversité mais aussi tout ce qui concerne la relance verte, donc l’économie verte, en prenant en considération en particulier les communautés locales, les citoyens>>, a précisé Rosario Bento País, Ambassadrice de l’UE au Gabon, pour Sao Tome-et-Principe et la CEEAC.

Rosario Bento País

Natur’Africa est donc un programme qui mettra l’individu au centre des activités dans le cadre de ses objectifs basés sur le pact vert. Il s’agira de développer, avec les pays partenaires, une une perspective visant à préserver l’environnement, à vendre les objectifs de changement climatique par la réduction des gazs à effet de serre. L’initiative Natur’Africa va donc favoriser la création d’emplois dans le bassin du Congo et la sous-région.

Notons qu’au sortir des travaux, le comité de pilotage du programme Ecofac 6 a suggéré des recommandations à l’endroit du conseil des ministres de la sous-région. Il s’agit entre autres d’instruire la commission de la CEEAC de veiller à la clarification des rôles des parties prenantes aux projets communautaires ; de définir les mécanismes de financement qui prennent en compte les besoins en ressources financières de tous les acteurs ; de soumettre aux États membres une feuille de route visant à valoriser sur le plan économique les aires protégées, et dans le même élan améliorer les conditions de vie et de travail des écogardes et les personnes d’appui à la conservation d’ici 2023.

Laurenne M.

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