Gabon/Presidentielles 2023: l’opposition politique commence de nouveau à respirer le chien

 Gabon/Presidentielles 2023: l’opposition politique commence de nouveau à respirer le chien

A mesure que la présidentielle, les législatives et locales de 2023 approchent à gras pas, plusieurs formations politiques affûtent leurs armes et mobilisent leurs troupes. Seulement, dans cette tendance, l’opposition politique commence de nouveau à patauger, à se déchirer, surtout à respirer le chien, en donnant ainsi blanc-seing à la majorité politique au pouvoir depuis plusieurs décennies.

Devenu désormais une coutume pour l’opposition gabonaise à la veille de chaque élection politique de se structurer en se déchirant, en pataugeant, les uns soupçonnant les autres de faire le jeu du bloc politique au pouvoir, quand certains autres se réclament d’être des véritables porte-souffrances du peuple. Cette opposition, loin de se structurer vraiment autour de l’objectif qu’elle souhaite prétendument atteindre, c’est-à-dire l’alternance au sommet de l’Etat, se sert de ses armes contre elle-même. Cette année encore, comme c’est la routine, elle commence de nouveau à respirer le chien !

 

En effet, après la vague des fusions-absorptions des partis politiques de l’opposition issus de la galaxie Jean Ping, candidat déchu à l’élection présidentielle d’août 2016, au bénéfice du Parti Démocratique Gabonais (PDG), ces derniers mois sont marqués par des tensions inter-opposition dite radicale. Entre Alexandre Barro Chambrier qui dit avoir l’onction de la vraie opposition, car selon lui ni Paulette Missambo, ni Guy Nzouba-Ndama, encore moins Jean Ping ne feraient le poids, et l’Union Nationale qui se trouve sous oxygène par le coup de la scission mettant face à face Paulette Missambo, qui a succédé Zacharie Myboto à la tête de ce parti à l’issue de l’élection du 13 novembre 2021, et Paul-Marie Gondjout.

 

Concernant toujours ce parti, duquel le défunt André Mba Obame a été le tout premier Secrétaire Exécutif, la récente sortie des élus nationaux et locaux issus de son sein semble venir trancher les choses de mal en pis. Comme pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve leur formation politique, ces élus vont catégoriquement annoncer en mondovision, il y a quelques jours, la scission de l’Union Nationale et proclamer la création de l’Union Nationale Initiale (UNI), histoire de rester attacher à la version première du parti. Par la même occasion, ils vont appeler Paul-Marie Gondjout à présider cette nouvelle entité politique et à leur présenter, dans les plus brefs délais, un nouveau bureau. Le divorce avec Paulette Missambo est ainsi consommé.

 

Triste réalité, l’opposition politique se trouve en lambeaux, rendant ainsi plus fort le PDG et ses alliés, alors même qu’eux aussi sont visiblement en manque d’énergie et d’arguments à convaincre le peuple du fait de leur longévité au pouvoir et de leur manque de solutions sans concrètes aux problèmes sociaux et économiques auxquels de nombreux Gabonais sont confrontés depuis plusieurs décennies.

François Adzui Nguere 

François Adzui Nguere

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