Mesures gouvernementales/Covid-19: une dictature qui ne dit pas son nom

 Mesures gouvernementales/Covid-19: une dictature qui ne dit pas son nom

Dans le cadre de la riposte sanitaire contre la covid-19, le gouvernement a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il est revenu sur la nécessité des uns et des autres de se faire vacciner pour la préservation de la santé des populations mais tout semble aller dans le cadre d’une procédure dictatoriale.

 

Ladite conférence a été coordonnée par le Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur, Lambert Noel Matha, qui lui était accompagné de ses collègues le Dr Guy Patrick Obiang Ndong de la Santé, Michael Moussa Adamou de la Défense, Madeleine Berre de la Fonction Publique, Hugues Mbadinga Madiya du Commerce, Brice Constant Paillat du Transport et Pascal Houangni Ambourouet du Tourisme. Il était question pour eux de présenter et confirmer les mesures gouvernementales préalablement énoncées en octobre dernier et qui devront être effectives le 15 décembre prochain.

Il s’agit de la fin de la gratuité des tests PCR qui seront désormais à 20.000f pour les tests normaux renouvelables après 14 jours et à 50.000f pour les tests rapides; l’accès aux administrations publiques et entreprises (pour les employés) conditionnée par la présentation d’un pass sanitaire: test PCR négatif ou carnet de vaccination; l’accès à certains lieux régis par la présentation d’un test PCR négatif de moins de 14 jours ou d’un schéma de vaccination complet; la liberté de circuler aux heures de couvre-feu pour les personnes vaccinées; tests PCR à moins de 20.000f pour les personnes vaccinées et les non vaccinées feront face à une quarantaine de 5jours dans un hôtel avec 70.000f de tests pour les voyageurs internationaux; l’ensemble du personnel et les clients des lieux de divertissement doivent être tous vaccinés.

 

Des mesures qui laissent entrevoir une forme de “dictature voilée” car menace s’en suit: «SI REFUS DE PASS SANITAIRE, SUSPENSION DU CONTRAT ET DU SALAIRE + PRIMES». Sachant le coût élevé des tests, avec la difficulté que connaissent les citoyens à joindre les deux bouts, c’est une manière d’amener ces derniers à se faire vacciner car il sera vraisemblablement difficile pour un citoyen lambda d’assumer la charge des tests PCR toutes les deux semaines. Mais pourquoi s’obstiner à “fortement recommander” un vaccin qui d’une part ne protège pas puisqu’il faut toujours respecter scrupuleusement les mesures barrières même étant vacciné, et via lequel les pouvoirs publics se désengagent sur la responsabilité judiciaire en cas d’effets secondaires d’autre part ? Qu’est-ce qui se cache derrière ?

 

Ces mesures qui visent à torturer le peuple mentalement et à briser leur liberté viennent en violation des droits de l’homme qui stipulent en son article 1er que «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits…»; En son article 5: « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants ». Mais le constat est que cette liberté est entrain d’être bafouée, avec la soumission à la torture via l’imposition du couvre-feu depuis plus d’un an, entre autres mesures, sachant que le couvre-feu ne doit être effectif qu’en cas d’urgence.

 

En juin dernier le Chef de l’Exécutif Ali Bongo Ondimba rappelait à tous que le vaccin n’est nullement obligatoire. Le Ministre de la Santé disait mentionnait: « les personnes qui souhaiteront se faire vacciner le feront de manière volontaire et avec consentement éclairé. Nous n’obligerons personne à se faire vacciner car le vaccin sera volontaire», le discours a changé, et pour quelles raisons?

Laurenne M.

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