Opération ‘’Libérez les trottoirs

 Opération ‘’Libérez les trottoirs

Opération ‘’Libérez les trottoirs’’ : Pourquoi la mairie de Libreville éprouve-t-elle des difficultés à réussir son pari ?

Depuis leur arrivée à la gestion des affaires courantes de la mairie de Libreville, il y a près de dix mois, le maire Léandre Zué et son équipe ont initié de nombreux projets, dont l’opération ‘’Libérez les trottoirs’’. Seulement, jusqu’alors, cette opération, qui est par ailleurs mal perçue par les vendeurs à la sauvette, semble être difficile à mettre en exécution. Mais pourquoi ?

 Installé à la tête de la mairie de la commune de Libreville le 11 mars 2019, Léandre Zué n’attendra pas plus de deux mois pour instruire son équipe quant à la nécessité de faire de Libreville, une ville belle et attrayante. Ainsi,  le 15 mai 2019, sous son impulsion, la mairie de Libreville a lancé la vaste opération ‘’Libérez les trottoirs’’ pour contribuer au rayonnement de la ville.

Pour faire l’histoire, rappelons qu’une telle opération, qui accompagne l’ambition de l’édile de Libreville de faire à tout prix rayonner la capitale gabonaise, prend sa source en 2012, alors que ce dernier occupait la fonction de 4ème maire adjoint de la commune de Libreville, chargé des voiries.

Revenu certainement à la charge sept ans après, le désormais maire de Libreville va, avec son équipe, éprouver presque toutes les difficultés du monde à réussir son pari : le projet d’assainissement et d’embellissement de la ville fondée par des esclaves libérés, tarde malencontreusement à prendre forme quand l’opération de libération des trottoirs est vécue par les vendeurs à la sauvette comme le pire des cauchemars.   

En effet, pour ces commerçants, les raisons de leur présence sur les trottoirs pour écouler leurs différentes marchandises sont à rechercher dans le manque d’infrastructures commerciales publiques pouvant donner à chacun sa chance de survie sociale. Autrement dit, ces derniers disent opposer de la résistance à l’opération municipale parce qu’ils sont dépourvus de marchés où s’installer.

Aussi, pour certains commerçants qui se sont confiés à la Rédaction de Tsang’Actu.com, la mairie veut le beurre et l’argent du beurre, en ce sens qu’elle prélève les taxes sur les lieux mêmes où elle demande de déguerpir. Elle les encouragerait alors  à y rester. Et, à partir de ce moment, l’on ne peut assister qu’à ce ‘’jeu urbain du chat et de la souris’’, c’est-à-dire que quand les agents municipaux sont là, les commerçants s’échappent et, une fois les agents partis, les commerçants réinvestissent les trottoirs.   

Tout porte donc à croire que l’opération initiée par le maire Léandre Zué et ses collaborateurs est butée aux problèmes évoqués supra. Ce qui recommande alors de reconsidérer la dimension de la situation pour finalement parvenir à ce que tout bon citadin de la ville de Libreville et ses environs peut souhaiter, à savoir : le rayonnement et l’attractivité de notre capitale.

François Adzui Nguere

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