L’AEAFFB en récupération des “bois abandonnés” en forêt gabonaise.

 L’AEAFFB en récupération des “bois abandonnés” en forêt gabonaise.

Valoriser les “bois abandonnés” était le point focal de la réunion tenue ce jeudi 30 janvier 2020, à l’auditorium du Ministère des Eaux et Forêts, par l’Agence d’Exécution des Activités de la Filière Forêt-Bois (AEAFFB) et les opérateurs économiques intervenant dans ce domaine.

L’Agence d’Exécution des Activités de la Filière Forêt-Bois est une cellule du Ministère des Eaux et Forets.
Il s’agit, pour cette opération, d’evaluer et de récupérer tous les bois coupés et déclarés à l’administration, de façon légale ou non, et qui devront rentrer dans un cadre formel de valorisation. Du Kevazingo à l’Okoumé en passant par le Padouc et toutes autres essences, toutes seront reconsidérées selon la démarche et le regard de l’administration de ce secteur.

Une demande qui semble ne pas être clarifiée chez les opérateurs économiques qui exigent de cette administration un cadre juridique qui leur permettra de travailler sans être inquiétés.Agence d'Exécution des Activités de la Filière Forêt-Bois du Gabon
Face à cette préoccupation, le Directeur de l’Agence et appareil séculaire du Ministère en charge des Forêts pour accompagner les opérateurs économiques, David INGUEZA,a rassuré ses collaborateurs :
<<Nous travaillons. Il y’avait un problème de confiance décrié et notre administration avait perdu sa notoriété. Nous restons dans l’autorité,et permettons de discuter de façon participative. Si réellement ils veulent un cadre matérialisé qu’ils nous le proposent et nous allons l’amender ensemble pour réussir l’action principale qui est de récupérer tous les bois abandonnés en forêt>>.

Notons que le Ministère des Eaux et Forêts entend faire du Gabon un pionnier régional et même continental en matière du bois. Un mécanisme innovant sera donc mis en place pour plus de crédibilité, d’honnêteté dans le travail. C’est la traçabilité du bois par l’usage des puces, qui selon le Directeur Général est un moyen de lutte contre la corruption et la déperdition fiscale. Le Gabon devra mettre en place ces outils pour promouvoir la bonne gouvernance forestière.

Retenons que pour cette opération, six(6) provinces sur neuf (9) seront touchées, avec au total 2504 bois de Kevazingo déclarés et abandonnés, pour ne citer que le cas de cette essence.
Ce sont donc l’Estuaire, le Moyen-Ogooué, la Ngounié, la Nyanga, l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-Ntem qui seront concernés, les trois (3) autres n’ayant pas fait l’objet de déclarations de bois abandonnés de la part des populations locales.

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Laurenne M.

Laurenne M.

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