Gabonn/covid19 : les dons de la discorde

 Gabonn/covid19 : les dons de la discorde

Suite à la décision du gouvernement visant à accompagner le président de la république dans la lutte contre le covid19, et ce dans les actions sociales, l’aide alimentaire est l’élément déclencheur d’un climat social délétère.

En effet, depuis la déclaration de l’état d’urgence et le confinement total du Grand Libreville, l’aide alimentaire devant  alléger près de 60 000 foyers fait office de conflit entre les mesures gouvernementales et la population du Grand Libreville confinée. Il va sans dire que la charrue a été mise avant les bœufs. Pourquoi annoncer des mesures aussi strictes et indispensables âpres avoir confiné un nombre aussi influents de personnes ?

A qui profitent les dons alimentaires ?

Alors que les plus hautes autorités de la république tenaient à prolonger l’état d’urgence, il se trouve qu’à ce jour plus de la moitié des foyers sur les 60 000  ont bénéficié des dons alimentaires, quand on sait que le gabonais lambda vit avec moins d’un dollar par jour. Au vu des multiples propagandes politiques qui visent à valoriser l’action gouvernementale, le constat sur le terrain demeure aberrant, en ce sens que ces dons alimentaires font l’objet de discordes et de conflits dans certain quartier du Grand Libreville.

Le dissentiment violent des populations, jamais confinées mais aujourd’hui affamées, alimente le divorce entre les pouvoirs publics et leurs soutiens électoraux. Ces dons de la concorde devenus aujourd’hui des dons de la discorde, composés à peine de quelques kilogrammes de riz, morceaux de savon et un litre d’huile pour les familles sélectionnées, nourrissent la colère des gabonaises et les gabonais ignorant toute culture en matière de confinement.

Pendant ces deux semaines de confinement total, le bilan demeure décevant. Alors que le gouvernement sollicitait un prolongement de l’état d’urgence dans un contexte où  les opérateurs économiques font déjà l’objet de vandalisme par les populations affamées, à quoi doit-on s’attendre face à cette distribution inégale ? Les bons alimentaires ont-ils satisfait les 60 000  foyers confinés dans le Grand Libreville quand on sait qu’il y a des personnes qui se sont retrouvées avec plus de trois bons ? A quel saint les populations doivent-elles se vouer ? N’est-il pas nécessaire de revoir la gestion desdites banques alimentaires ?  Qu’est-ce qui cloche au niveau de l’application et la distribution égales des mesures gouvernementale ?

Autant des questions que se posent bon nombre de compatriotes dont la faim menace l’existence plus que le virus du covid19.

 

 

 

Louis-Marie M.

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Laurenne M.

Laurenne M.

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2 Commentaires

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  • Une rédaction bien faite .

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  • Libreville étant une ville mal construite, la distribution ne pouvait pas se faire de manière géographique. Le gouvernement prouve encore son incapacité a dirigé.
    Il était judicieux de convoquer tous les chefs de quartiers, qui allait apporter une liste des habitants économiquement faible avec preuve des photocopies de lacnam. Et la distribution allait se faire par appelle dans chaque quartier par le chef lui-même.

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