Gabon/Agriculture: « On ne mange pas la semence », Christine SORO.

La présence des femmes dans l’agriculture devient une réalité car elles s’y intéressent de plus en plus. Mais d’autres ont toutefois besoin d’être encadrées pour mieux avancer. C’est dans ce contexte que l’IDRC-Africa a invité ce samedi 28 novembre 2020, Madame Christine SORO Présidente de l’ONG « Femmes et belles à l’intérieur et à l’exterieur », afin de coacher les agricultrices du Centre de formation de Bolokoboué sur l’autonomisation et les motiver sur leur choix d’exercer dans l’agriculture.

 

Après avoir effectué la visite complète du site, et s’exerçant à repiquer quelques plantes avec ces femmes trouvées en plein travaux, Christine SORO a largement enseigné ces dernières sur certains principes de la vie courante.

Selon elle, il y a des notions fondamentales dont la femme devrait apprendre et s’approprier au quotidien car il y va de son autonomisation et de son épanouissement. C’est l’estime e soi et la confiance en soi. « On ne peut rien réaliser, peu importe le secteur, si on ne sait pas d’abord qui on est, et surtout si on n’a pas un modèle d’organisation et de vision ou des objectifs à atteindre. Je pense que qu’on se perd dans la vie parce qu’on n’a pas de repères », a t-elle souligné.

Vue des femmes attentives aux conseils

A travers cette visite, l’occasion a été donnée à la hôte du Centre de Bolokoboué de redécouvrir les principes de la vie liés à l’agriculture, notamment la semence et la récolte. Ce qui, selon elle, devrait amener les uns et les autres à non seulement éviter le gaspillage alimentaire, mais aussi et surtout savoir conserver ses semences pour permettre de relancer la production. « 0n ne mange pas la semence. Elle nous permet de nous réinvestir pour être sûres de pouvoir manger le lendemain ».

Christine SORO s’adressant aux femmes

Face à ces femmes motivées et dévouées  à entreprendre dans les métiers de l’agriculture, Christine SORO n’a pas caché sa satisfaction. « C’est une grande fierté pour moi de découvrir qu’il y a des gabonais, surtout les femmes, qui entreprennent dans ce domaine qui est prometteur pour l’économie du pays. C’est une grande joie pour moi d’avoir touché du doigt le métier de l’agriculture sur le terrain », s’est-elle exprimée.

En plein apprentissage de repiquage

Il est important de souligner que dans le secteur agricole, la diffusion des technologies mobiles et des services d’exploitation du web permettent aux petits exploitants de s’intégrer dans le système agroalimentaire fondé sur le numérique. Cependant, la contribution essentielle des femmes au développement de l’économie rurale et surtout du numérique, est loin d’atteindre le point culminant. C’est dans ce cadre que dame SORO, en sa qualité de Fondatrice de Digie-women School qui est une école du digital dédiée aux femmes, et l’IDRC-Africa ont mis en place une collaboration permettant de conduire ces femmes agripreneurs dans tout ce qui est éducation, initiation formation aux métiers du numérique afin qu’elles intègrent les notions telles que le marketing digital, l’intelligence artificielle pour se donner une visibilité sur leurs productions, et qui pourront faire d’elles des femmes compétitrices sur le marché.

 

D’après le représentant de l’IDRC-Africa, « le but de cette collaboration c’est de mettre en place des séries de formations et des outils de communication adaptés au développement de la femme, surtout dans le secteur agricole », a mentionné Joyce Meyet, Responsable des projets à l’IDRC-Africa.

Notons que cette journée de coaching riche en enseignement a également vu la participation des femmes issues de l’association « La maison de la femme akandaise » qui devront désormais, elles aussi, prendre part aux formations pratiques au Village Agricole Graine de Bolokoboué, et aussi la visite d’autres partenaires venus pour la découverte du site.

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