Des jeunes gabonais, asphyxiés par le chômage, ont tenu ce 23 juin 2023 une séance de travail au cours de laquelle il était question d’interpeller les autorités du pays sur ce phénomène qui de jour en jour prend des proportions inquiétantes sur le plan national.

Au Gabon le taux élevé du chômage des jeunes est probablement la résultante de l’absence d’une véritable politique d’emploi. Pourtant le Gabon avait décidé de se doter d’un programme Pays pour le Travail Décent sur la période de 2013 à 2016. Un programme qui avait pour ambition de consentir les efforts par un engagement collectif visant à faire du travail décent un cheval de bataille pour le développement et le bien-être des gabonais. Mais, malheureusement 7 à 10 ans plus tard, cette initiative n’est restée que sur du papier. Les jeunes peinent à accéder au travail décent et productif, plusieurs pour survivre sont obligés de faire des petits boulots qui ne sont ni qualifiant, ni valorisant.
“La problématique du chômage des jeunes est une question réelle dans notre pays. La banque mondiale dit que nous sommes aujourd’hui à 40% du taux de chômage au niveau du Gabon, c’est très alarmant. Dans un pays normal on aurait décrété l’état d’urgence. Donc nous sommes là pour en discuter, faire des propositions de solutions pour palier à ce phénomène. Nous avons compris que tout ce qui se fait pour la jeunesse sans la jeunesse est contre la jeunesse. Donc, il nous faut nous jeunes prendre cette situation à bras-le-corps afin de saisir les autorités compétentes”, a souligné Jean-Arsène HOULA-HOULA, analyste financier de formation de la promotion de 2011 sortie de l’Institut National des Sciences de Gestion (INSG) qui aujourd’hui est sans emploi.

A la vue de ce qui se passe depuis quelques années avec les autorités dirigeantes, entre mesures d’austérité et le gel de recrutement à la Fonction Publique depuis 2018, tout semble évident que la question du chômage est le dernier de leur souci, puisque jusqu’ici aucune communication n’a été faite visant à améliorer la situation.
Erwan BAYACKABOMA, jeune gabonais faisant partie du collectif, n’est pas passé par quatre chemins pour discréditer le pouvoir en place: “Le chômage est une maladie. Il s’agit ici de 40% de jeunes sans emploi. Et je pense que les autorités de notre pays ont mis en place des mécanismes pour nous empêcher de travailler. Aujourd’hui nous sommes fatigués. Que le Président de la République sache que nous allons nous lever pour travailler. Ce sont eux qui entraînent cela”.

Pour un pays aussi moins peuplé, la courbe de chômage grimpe de façon exponentielle. Pourtant il y a de la main d’œuvre bien qualifiée, mais cela n’inquiète visiblement pas les gouvernants qui n’ont d’yeux que pour leurs intérêts personnels.
Ces jeunes réunis ce jour invitent tous ceux qui se trouveraient dans la même situation à rejoindre le collectif, rejoindre la cause noble afin que tous ensemble aillent vers les autorités évoquer la question de vive voix.
La jeunesse étant l’avenir d’un pays, quel avenir du Gabon avec une jeunesse au chômage ??
La vie est une succession d’entraide. Chaque parent qui a envoyé son enfant à l’école l’a aussi fait pour préparer sa vieillesse. Mais quel avenir pour 40% des parents dont les jeunes sont au chômage ?

Bonjour, je suis a la recherche d’un emploi
Bonsoir! Nous transmettrons votre doléance aux responsables de ce mouvement
Je suis de tout cœur avec vous… comment on intègre l’association ? Bonne continuation.
Bonsoir! Nous vous tiendrons informés