De retour au Gabon après plusieurs années passées au Congo, Constant Vianney SADI découvre une capitale gabonaise en pleine mutation. Né à Lambaréné en 1958, cet homme d’origine congolaise par son père et gabonaise par sa mère porte aujourd’hui un regard particulièrement attentif sur l’évolution de Libreville. Pour lui, les nouvelles infrastructures témoignent d’une dynamique de développement qu’il faut désormais accompagner par leur entretien et leur préservation.
Libreville, une capitale qui change de visage
Né au Gabon, précisément à Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, Constant Vianney SADI a quitté le pays à un an de sa naissance. Il fait son retour en 2013, motivé notamment par la nécessité d’accompagner sa mère souffrante. Cette phase ne lui avait permis d’y séjourner que quelques mois avant de repartir au Congo.
Treize ans plus tard, il revient au Gabon pour les obsèques de son frère le Colonel SADI Blanchard. Son retour en 2026 lui offre une nouvelle perspective sur la capitale gabonaise. Au fil de ses déplacements dans Libreville, il dit avoir été particulièrement émerveillé par les transformations opérées dans le paysage urbain.
Parmi les réalisations qui ont retenu son attention figurent notamment le carrefour Acaé, dans le 5ᵉ arrondissement, ainsi que la plage du lycée national Léon Mba, actuellement engagée dans une dynamique de restauration.
Pour cet observateur de passage, ces changements ne sont pas seulement esthétiques. Ils traduisent, selon lui, une évolution de la ville et une volonté de renforcer les infrastructures urbaines.
Des infrastructures qui participent au développement économique
Au-delà de l’aspect visuel, Constant Vianney SADI établit un lien direct entre les infrastructures et la performance économique d’un pays.
C’est une très bonne chose de voir cette évolution. Ce que le président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA est en train de faire est admirable. L’économie, c’est le développement, et celui-ci concerne également les infrastructures et les routes. L’économie gabonaise est sur la bonne voie, a-t-il confié.
A travers cette lecture, les routes, les aménagements urbains et les infrastructures publiques apparaissent comme des leviers susceptibles de soutenir l’activité économique. Ils facilitent les déplacements, améliorent l’attractivité des espaces urbains et peuvent contribuer à créer un environnement plus favorable aux activités commerciales et aux investissements.
Le regard de Constant Vianney SADI est d’autant plus intéressant qu’il repose sur une comparaison personnelle: celle d’un gabonais qui retrouve, après plusieurs années d’absence, une capitale dont certains espaces ont profondément évolué.
Préserver aujourd’hui pour transmettre demain
Mais pour Constant Vianney SADI, construire et moderniser ne constitue qu’une première étape. L’autre défi réside dans la capacité des populations à préserver les infrastructures réalisées. Son message s’adresse ainsi directement aux citoyens. Il s’agit de prendre soin des ouvrages publics, les entretenir et éviter leur dégradation afin qu’ils puissent continuer à servir dans le temps.
Le message est de bien conserver ces bâtisses. D’en prendre soin, entretenir afin que cela profite également aux générations futures.
Une invitation qui pose la question de la responsabilité collective dans la gestion du patrimoine public. Car si les investissements publics permettent de transformer les villes, leur durabilité dépend également de l’usage qui en est fait au quotidien.
A travers son témoignage, Constant Vianney Sady livre donc le regard d’un homme qui redécouvre Libreville après plus d’une décennie. Entre émerveillement face aux transformations, confiance dans le rôle des infrastructures pour soutenir l’économie et appel à la responsabilité citoyenne, son témoignage rappelle une évidence: le développement d’une ville ne se mesure pas uniquement à ce qui y est construit, mais aussi à la capacité de ses habitants à préserver ce qui a été réalisé.

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