Dans le cadre de la lutte contre la consommation des drogues chez les jeunes, les femmes, membres du Ministère Prophétique de Distinction(MPD), en collaboration avec les femmes Aumônières U.S.C.I.A du Gabon, ont utilisé le canal de notre rédaction pour interpeller les autorités de la République afin d’apporter des solutions à cette situation qui ne cesse de détruire la jeunesse gabonaise.
En effet, c’est une mission pour ces mamans depuis une dizaine d’années, celle d’aider ces jeunes à sortir de la situation de dépendance, de déchéance morale et de trouble mental dont ils sont victimes suite à la consommation des drogues de tout genre.
« En tant que Servante de Dieu, j’avais eu une vision en 2012 de venir en aide aux enfants victimes des drogues. Donc je me suis associée à d’autres mamans au niveau de l’église et même en dehors pour tenter de résoudre le problème par les prières s’agissant de l’aspect spirituel, aussi sensibiliser les enfants afin de les ramener sur le droit chemin », a relevé Josephine Avounanga, Femme Leader du Ministère Prophétique de Distinction.

Après plusieurs actions menées sur le terrain, dont les journées de réflexion, des campagnes de sensibilisation dans les quartiers et établissements scolaires du grand Libreville, c’est une cinquantaine d’enfants qui ont été restaurés jusqu’ici. L’un d’entre eux a tenu à donner son témoignage visant à sensibiliser ses frères après quatre ans de délivrance de cette emprise:
« Je m’appelle Karl, je suis là juste pour sensibiliser mes frères gabonais parce que j’étais comme eux au départ, j’ai fumé, j’ai bu, j’ai touché à des drogues dures. J’ai eu des retombées graves, je suis tombé malade. J’ai même perdu du poids à cause de ces drogues. J’étais dans ces choses à partir de 2014 jusqu’en 2020[…]
Je peux vous assurer que le chanvre n’est pas la plus dangereuse drogue, c’est plutôt le <craque> qu’on appelle ici au Gabon le <Kemeka>. C’est elle qui est le plus vendue. Elle détruit sérieusement la jeunesse parce que c’est une drogue dure. Elle pousse à faire des mauvaises choses, et même la violence, comme si on est envoûté, elle a des efforts secondaires dangereux dans nos corps […].
Je viens conseiller mes frères gabonais pour dire que ne suivons pas ça. Il faut sortir de là. Cette drogue est aujourd’hui vendue à bas prix pour nous tuer, nous mettre en erreur ».
Un véritable problème de santé publique
Une jeunesse droguée n’engendre que des conséquences néfastes d’insécurité totale sur la société. C’est une jeunesse malade mentalement. Quel avenir pour les générations futures si l’on ne règle pas cette situation aujourd’hui?
Ce combat noble mené par ces femmes à l’endroit de la jeunesse a pour but de sauver cette dernière et d’avoir des générations d’enfants sans drogues. Pour ce faire, elles lancent un cri d’aide et de secours aux autorités afin de mettre en place des politiques de réduction de la consommation des drogues et des risques liés à la consommation de ces dernières.
« Nous interpellons les plus hautes autorités, y compris la Première Dame maman Zita Oligui Nguema, pour qu’elles nous viennent en aide. C’est difficile pour nous en tant que mamans de voir nos enfants de brandir les armes blanches même sur nous lorsque nousleur faisonsmêmeun reproche. Nous avons besoin de leur soutien pour accompagner ces enfants, cette jeunesse qui est vraimenten traindese perdre », a exprimé une des mamans.
Vivement que les autorités aient un regard particulier sur cette situation qui ne cesse de détruire la jeunesse africaine et la gabonaise en particulier. La question de la consommation des drogues relève également du ressort des pouvoirs publics. Il est donc temps de prendre des mesures drastiques pour sauver cette jeunesse qui pourtant est sacrée et qui est l’avenir de demain.

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