C’est autour d’un banquet dénommé «Dîner des Ondes de la Paix» au sein de l’église Centre Missionnaire les Conquérants située à Ozangué dans le 5e arrondissement de Libreville, que l’Observatoire Chrétien pour la Paix (OCP) a tenu à présenter ses vœux pour cette année 2022 à l’ensemble de la corporation médiatique du Gabon. Des souhaits allant dans le sens de redorer l’image de la presse qui aujourd’hui n’est que l’ombre d’elle-même.
Les leaders des églises pentecôtistes, charismatiques et de réveil du Gabon regroupés au sein de l’OCP qui forme un corps qui lutte pour la paix, ont été interpellés sur la situation déplorable à laquelle fait face la majeure partie de la presse au Gabon. D’où l’urgence d’adresser une prière à l’endroit de cette dernière.

Le Coordinateur Général de cet Observatoire, le Prophète Alexandre Ngoua, est d’abord revenu sur le rôle des médias: «On doit louer votre bravoure, vous qui luttez contre l’ignorance du peuple. Vous qui vous battez au quotidien pour recueillir des informations, écrire des articles, faire des reportages pour informer le peuple. Vous, médias, qui contribuez à marquer les événements de la vie publique, à rendre visibles ou invisibles certaines catégories de personnes ou certains faits, vous devez être honorés».

Le Prophète Alexandre Ngoua lors de son allocution
Un rôle qui, pour cet homme de Dieu, vient confirmer la position de « 4e pouvoir ». Un quatrième pouvoir qui semble devenir le dernier aujourd’hui car malheureusement la presse est souvent maltraitée, malmenée. « Parce que tout pouvoir vient de Dieu, la presse a donc le droit d’être honorée. Elle mérite le respect et un meilleur traitement. Nous devons éviter de la marginaliser. Elle doit évoluer, travailler dans de bonnes conditions».

Avant de procéder à la prière à l’endroit des journalistes venus nombreux, le Prophète Alexandre Ngoua, porte-voix de l’OCP, leur a adressé ses vœux de paix, joie, réussite, santé et prospérité ainsi qu’à leurs familles et médias respectifs. Des vœux qui montrent l’importance qui s’attache au rôle de ses femmes et hommes des médias gabonais. « La presse est indispensable pour traiter les informations auxquelles le peuple a accès. Ce peuple a besoin de vous et aura toujours besoin de vous. Votre image doit être rehaussée. Vous ne devez plus être traités comme des mendiants».

Les journalistes lors de la prière
Le journalisme est d’abord une vocation avant d’être un simple emploi. Il doit procurer la certitude du bonheur possible par le travail effectué. Le journaliste doit se donner de la valeur. Malheureusement, plusieurs journalistes intelligents prostituent leurs compétences. Et par appât du gain, ils bafouent leur dignité sous la houlette corruptrice. Conséquence: le métier perd ses lettres de noblesse.

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