25 août 2023. Plus qu’un jour qui sépare les gabonais d’ici comme ceux de l’étranger, des scrutins tant attendus de cette année.
Si le bulletin unique a jusqu’ici été un choix boudé par l’opposition, à tort ou à raison, il reste cependant que le choix de retirer leurs candidatures et avec elles tous leurs prétendants aux législatives, constitue un risque insensé, qui pourrait faire très mal.
Décider de tout miser sur une élection présidentielle apparaît comme une folie, car dans ce contexte, il faudra que la victoire du candidat consensuel de l’opposition face à un Ali Bongo Ondimba soit effective.
Dans l’hypothèse que le candidat du Parti Démocratique Gabonais (PDG) remportait le scrutin présidentiel, il sera dès lors plus que représentatif à l’Assemblée nationale.
Mais que fera alors l’opposition ? Qu’adviendra-t-il de tous les candidats aux législatives ? C’est la question que se posent de nombreuses Rédactions aujourd’hui.
Le choix de ne participer qu’à la présidentielle apparaît aux yeux de plusieurs, là aussi à tort ou à raison, comme une alternative assez égoïste. Sacrifier les députés pour la seule candidature d’Albert Ondo Ossa comporte à ce titre de gros risques, d’une part; et pourrait peser lourd dans la moisson attendue à l’Assemblée nationale, d’autres part.
Le résultat des urnes devrait, au sortir du vote de demain, confirmer l’une ou l’autre des hypothèses : soit Alternance 2023 a vu juste, ou alors elle s’est trompée comme jamais personne auparavant.
Rodrigue B.

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