Alors que le dialogue national inclusif approche à grand pas, plusieurs hommes politiques se plaignent du fait qu’ils n’ont pas été appelés par le comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
En effet, depuis quelques temps, la liste des partis politiques, les membres de la société civile, les confessions religieuses ainsi que certaines personnalités telles que les acteurs culturels et certains activistes ont vu leur invitation pour le dialogue national inclusif qui aura lieu à Libreville dans les jours à venir. C’est à cet effet que nous constatons des plaintes de certains hommes politiques qui et pourtant étaient muets lorsque le pays était sous le joug du président déchu Ali Bongo Ondimba.
On peut observer avec étonnement la sortie récente de Louis Gaston Mayila, qui estime qu’il a un mot à dire et son expertise à apporter afin que les gabonaises et les gabonais se disent tout les yeux dans les yeux pour laver le linge sale en famille.
Vu la tournure des plaintes et des revendications pour y participer, on se croirait dans une course où chacun veut y sortir vainqueur alors qu’ils peuvent faire valoir leur expertise en proposant aux participants leurs avis quand on sait que certains ont participé au dialogue national de 1993, qui a permis des dépenses énormes au pays sans lendemains meilleurs.
Comment oublier un aspect tel que les violences politiques post-électorales qui font couler plus de sang dans le pays alors que ce thème est l’épine sous le pied du gabonais ? Pourquoi ne pas militer pour l’applicabilité des textes qui y sortiront dans leurs propositions en tant qu’observateurs au lieu de se plaindre?
Le futur Dialogue National Inclusif serait-il une mine d’or où chacun ira prendre sa part du butin? Pourquoi ne pas réactualiser les accords de Paris de 1993 où tout a été presque dit alors que les mêmes qui se plaignent ont
Participé à la non application des textes votés à cette période? Pourquoi ne pas s’inspirer du dialogue de 2016 de Monsieur Jean Ping avec l’opposition après l’assaut sur son Quartier général (QG)?
Autant de questions que les gabonais se posent alors qu’ils ne désirent que dormir paisiblement, se réveiller sans inquiétude, se nourrir convenablement, se loger et construire leur pays sans lendemains menaçants alors que aujourd’hui ils sont locataires dans leur propre pays…
Louis Marie MADEGHA

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