La question du « OUI » ou du « NON » au Référendum Constitutionnel est entrain de diviser le peuple gabonais. Face à cette discorde, le Révérend Thierry Michel MBADINGA a effectué une sortie une sortie ce mardi 08 octobre 2023 pour interpeller l’ensemble des gabonais à faire preuve de solidarité et de comprendre la volonté divine pour la nation. Découvrez son propos ci-dessous.
« Gabonaises, gabonais, mes chers compatriotes, je suis Thierry Michel MBADINGA, Président du Mouvement RACE (Rassemblement Autour du Chrétien Elu).
Mon propos de ce jour va à l’endroit des autorités actuelles de notre pays, des opposants à l’action du CTRI, aux activistes et à l’ensemble du peuple gabonais.
Chers compatriotes, ne vous méprenez pas. Notre pays est entrain de se diviser en deux blocs surtout autour de la question du <OUI> ou du <NON> au Référendum sur la nouvelle constitution. Je m’abstiendrai d’énumérer les conséquences d’une telle division si rien n’est fait et qu’elle continue à se renforcer. La situation dans laquelle notre pays pourrait se retrouver n’est profitable à aucun de nous si ce n’est aux ennemis intérieurs de notre pays.
J’exhorte donc les autorités de la Transition à ne pas être insensible à ce qui est entrain de se développer. Si à mon avis, le Gabon notre pays ne devrait pas pour le moment se permettre d’avoir un Chef d’Etat au pouvoir faible à cause des ennemis puissants de la République qui sont tapis dans l’ombre, je reviendrai dans les prochains jours expliquer mon positionnement.
Je comprends tout de même les réticences de ces compatriotes qui trouvent dangereux de donner trop de pouvoir à un seul homme c’est à dire au Chef de l’Etat. En effet, un Chef d’Etat avec trop de pouvoir pourrait les utiliser dans son propre intérêt et non celui du peuple gabonais. Ce qui serait également un recul pour notre pays.
Mais ignorez-vous aussi qu’un Président au pouvoir faible pourrait facilement être déstabilisé et lui et notre pays? Je vous laisse le soin à chacun de répondre à cela.
Mes chers compatriotes, admettons à la lumière de ce que je viens de dire, que la situation gabonaise est complexe concernant l’étendue de pouvoir que devrait avoir le prochain Président de la République. Trop de pouvoir au Chef d’Etat est un problème mais les pouvoirs faibles avouons-le constituent également un problème.
Ceci étant, je propose qu’une profonde réflexion soit menée sans délai sur cette question.
Je lance en effet un appel aux autorités de le Transition à ne pas ignorer le désaccord sur certains points de la nouvelle constitution en cours d’adoption, mais de s’arrêter pour engager de nouvelles discussions sur les points querelleux. Je demande humblement à son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat de faire du dialogue un pilier de sa présidence. Je le demande humblement.
Mesdames et messieurs, chers compatriotes, je vais profiter de cette communication pour dire en ma qualité d’Homme d’Eglise ce qui suit: GARDONS DIEU AU CENTRE DE LA MARCHE DE NOTRE PAYS. SUIVONS LE CHEMIN QU’IL NOUS TRACE. SEUL LUI PEUT NOUS FAIRE CONNAÎTRE DES LENDEMAINS MEILLEURS. DIEU A ETE L’AUTEUR DE LA TRANSITION EN COURS. LA PLUPART DES GABONAIS A EN EFFET PERÇU LA MAIN DE DIEU DANS LE RENVERSEMENT DU POUVOIR D’ALI BONGO DANS NOTRE PAYS.
Sachez que si c’est Dieu qui a été l’auteur des événements du 30 août 2023 comme la plupart l’ont admis, la volonté de Dieu est donc toute simple, Monsieur Brice Clotaire Oligui Nguema doit rester Président. Et ceux qui voudrait qu’un certain nombre de choses changent au Gabon doivent travailler à cela sans nécessairement désirer qu’un autre prenne sa place à la tête de l’Etat.
Nous ne devons pas changer l’ordre divin bien-aimés. Les autorités actuelles de la Transition ont été instituées par Dieu. Il n’est donc pas incompatible d’interpeller les compatriotes qui dirigent certains pans de nos services publics pour qu’ils mettent fin aux pratiques dénoncées par les gabonais et avoir en même temps le Président Brice Clotaire Oligui Nguema comme Chef de l’Etat gabonais. Il n’est pas incompatible que les choses en soient ainsi.
Prenons garde à ce qui se passe dans notre pays. Puisse la cohésion sociale est notre partage.
Je vous remercie ».

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