Climat et pollution plastique: les ONGs appellent à une gouvernance transparente des financements

Alors que le Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, multiplie les prises de position en faveur de la lutte contre les changements climatiques et de la protection de l’environnement, les organisations de la société civile interpellent les pouvoirs publics sur les défis liés à la gestion des futurs financements climatiques.

 

Pour plusieurs associations et ONG engagées dans la préservation de l’environnement, l’arrivée annoncée de nouveaux fonds destinés à soutenir les politiques climatiques ne doit pas devenir l’occasion de favoriser des réseaux d’intérêts ou des cercles privilégiés. Elles mettent en garde contre le risque de voir réapparaître les pratiques de favoritisme, au détriment des véritables acteurs de terrain qui œuvrent quotidiennement pour la protection des écosystèmes.

 

Les organisations estiment également que les grandes entreprises productrices de plastique doivent assumer une responsabilité plus importante dans la lutte contre cette pollution. Elles plaident pour une contribution financière accrue de ces industriels afin d’accompagner les actions des associations, des ONG et des autorités publiques dans l’atteinte de l’objectif de zéro plastique sur les rivages.

 

Au-delà des engagements de principe, ces acteurs réclament surtout une application rigoureuse du principe universel du « pollueur-payeur », considéré comme un levier essentiel pour responsabiliser les entreprises dont les activités ont un impact sur l’environnement et pour financer durablement les initiatives de restauration des écosystèmes.

 

Les responsables associatifs rappellent qu’ils ne souhaitent pas être de simples observateurs des politiques environnementales. Selon eux, les organisations de terrain, fortes de leur expérience et de leur proximité avec les populations, doivent être pleinement impliquées dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes consacrés à la protection de l’environnement.

« Nous, acteurs actifs de cette lutte, devons être impliqués et intégrés à tout le processus de protection de notre habitat, afin d’offrir aux populations un cadre de vie plus convivial et durable », insistent-ils.

 

Réaffirmant leur disponibilité au dialogue, les ONG renouvellent enfin leur engagement à participer à toute rencontre constructive susceptible de renforcer la gouvernance environnementale. Pour elles, seule une collaboration sincère entre les autorités, le secteur privé et la société civile permettra de relever efficacement les défis climatiques et de préserver durablement les richesses naturelles du Gabon.

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