Face à la dégradation croissante de l’environnement et à la prolifération des déchets plastiques dans les espaces publics, « La Marche Pro » et « Environnement & Randonnée Pédestre de Bien-être pour tous » tapent du poing sur la table. Les deux organisations exigent des sanctions financières immédiates contre les multinationales pollueuses et réclament leur place à la table de la future Brigade de l’environnement.
Selon ces organisations, de nombreuses sociétés continuent de mettre sur le marché des contenants et emballages qui finissent dans la nature, contribuant à l’encombrement des cours d’eau, à l’insalubrité urbaine et à la dégradation des écosystèmes. Une situation qu’elles qualifient d’« alarmante » au regard des conséquences environnementales et sanitaires qui en découlent.
Les deux organisations ne se contentent plus de ramasser les déchets des autres. Pour elles, le principe du pollueur-payeur doit être appliqué. Elles passent à l’offensive et attaquent le portefeuille des responsables.
Leur revendication est claire: les sociétés pollueuses doivent verser des dommages et intérêts directs aux ONGs actives sur le terrain.
« Ce sont les bénévoles qui nettoient, qui s’épuisent et qui financent les actions de salubrité publique pendant que les fabricants de plastique engrangent des millions de bénéfices. Ce déséquilibre doit cesser immédiatement », a martelé Oumar Baldé, responsable de La Marche Pro.

Pour les responsables de ces ONGs, cet argent ne serait pas un bonus, mais une juste compensation pour financer les opérations d’urgence, l’achat de matériel de ramassage et les campagnes de sensibilisation que ces ONGs portent à bout de bras. Il n’est plus acceptable que les acteurs de la société civile supportent seuls le poids des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Ils estiment que les entreprises dont les produits génèrent une part importante des déchets abandonnés dans l’environnement devraient être tenues de contribuer financièrement aux efforts de préservation de la nature.
« Les associations et ONG actives sur le terrain consacrent du temps, de l’énergie et des ressources pour assainir les espaces publics, protéger les écosystèmes et sensibiliser les populations. Il est donc légitime que les sociétés dont les activités participent à cette pollution assument leur part de responsabilité », soutiennent les deux organisations.
Par ailleurs, elles saluent l’initiative gouvernementale visant à mettre en place une Brigade de l’environnement, appelée à intervenir dans les zones les plus touchées par la pollution et l’insalubrité.
Toutefois, elles souhaitent être associées aux réflexions et aux prises de décisions relatives à cette future structure.
A cet effet, elles ont soumis au ministre de l’Environnement d’être intégrées aux différentes concertations concernant la création et le déploiement de cette brigade. Elles estiment que leur expérience du terrain constitue un atout majeur pour identifier les zones critiques et proposer des solutions adaptées aux réalités locales.
Alors que les défis environnementaux s’intensifient au Gabon, ces organisations appellent à des mesures concrètes, à des sanctions dissuasives contre les pollueurs et à une gouvernance environnementale plus participative afin de préserver durablement le patrimoine naturel du pays.

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