GABON/UNICEF: le rapport N-MODA met en lumière les privations multidimensionnelles qui affectent les enfants

Le ministère de la Planification et de la Prospective, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé le 8 juillet 2026, à l’Hôtel de la Sablière à Libreville, un atelier de présentation et de validation du Rapport national sur les privations multidimensionnelles des enfants selon l’approche N-MODA. Cette rencontre a réuni les principaux acteurs institutionnels et les partenaires techniques afin de valider un document stratégique destiné à mieux orienter les politiques publiques en faveur de l’enfance.

 

 

L’approche N-MODA (National Multiple Overlapping Deprivation Analysis) est un outil développé par l’UNICEF et adapté au contexte gabonais. Elle permet d’aller au-delà de la mesure monétaire de la pauvreté pour analyser les différentes formes de privations auxquelles les enfants sont confrontés simultanément.
L’objectif est de répondre à une question essentielle: les enfants gabonais disposent-ils réellement des conditions nécessaires pour grandir, apprendre, être protégés et développer pleinement leur potentiel ?

 

 

Contrairement aux approches classiques centrées sur les revenus des ménages, N-MODA identifie concrètement les manques qui affectent la vie des enfants dans plusieurs domaines essentiels, notamment l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, la nutrition, la protection ainsi que l’environnement dans lequel ils évoluent.

 

 

Prenant la parole à cette occasion, la représentante de l’UNICEF au Gabon, Mme Dré Marie Reine Chirezi Fabry, a rappelé toute l’importance de cette démarche.

« Au Gabon, chaque enfant dispose-t-il réellement des conditions nécessaires pour grandir, pour apprendre, être protégé et développer pleinement son potentiel ? C’est l’ambition du rapport N-MODA. N-MODA signifie analyse des privations multiples qui se chevauchent chez les enfants. Développée par l’UNICEF et adaptée au contexte national, cette approche dépasse la seule lecture monétaire de la pauvreté pour identifier ce qui manque concrètement à un enfant : école, santé, eau, nutrition, protection ou encore un environnement sûr et stimulant. Je salue le leadership du gouvernement gabonais, en particulier celui du ministère de la Planification et de la Prospective, ainsi que l’expertise de l’Institut national de la statistique, qui a permis de transformer des données existantes en informations utiles pour la décision publique ».

 

À travers ce rapport, le gouvernement gabonais et l’UNICEF entendent doter les décideurs d’un outil d’aide à la décision fondé sur des données probantes. Les résultats de cette étude permettront de mieux cibler les interventions publiques et d’améliorer l’efficacité des politiques sociales en faveur des enfants les plus vulnérables.

 

 

La validation de ce rapport constitue ainsi une étape importante dans le renforcement des politiques de protection de l’enfance au Gabon, avec pour ambition de garantir à chaque enfant un accès équitable aux services sociaux essentiels et de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable.

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