Libreville, 31 juillet 2026. La communauté Massangu a officiellement lancé les préparatifs de la première édition du Festival culturel Massangu (FESCUMAS) à l’occasion d’une grande assemblée générale organisée vendredi à l’auditorium de l’Institut de Formation à l’Enseignement Technique et Professionnel (IFETP), ancien ENESET. Placée sous le thème « Entre héritage et modernité », cette rencontre a réuni les filles et fils de la communauté, des dignitaires, des sages, des notables, des hauts cadres, des responsables administratifs ainsi que plusieurs membres du gouvernement.
La cérémonie s’est déroulée sous la bénédiction du patriarche de la communauté, Émile Doumba, en présence notamment de la marraine du festival, la ministre de l’Éducation nationale, accompagnée du ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, et du ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba.
Parmi les personnalités présentes figuraient Martin Moulengui Mabendé, vice-président 1 du comité d’organisation et ancien ministre de la République, Henri Georges Boudzanga Boudzanga, vice-président 3 chargé de l’organisation, le professeur Vincent Moulengui Boukossou, ancien ministre de la République, le vénérable Raymond Mondjo Boussengui, ancien sénateur, le général Olivier Moulengui Nfondo, le colonel Pierre Mbembo Madoungou, Justin François Nziengui Moukambala, inspecteur principal de l’Éducation nationale, l’honorable François Madoungou Moukambala, ancien député, François Mouckany Koumba, préfet du Komo-Mondah, ainsi que les coordinateurs généraux Junior Makoti et Cathy Audrey Dikingui. Les notables venus d’Iboundji, Lebamba, Mbigou, Mimongo et Popa ont également pris part aux échanges.

Le comité d’organisation a rappelé que cette première édition répond à une urgence : préserver un patrimoine culturel fragilisé par l’urbanisation, les mutations sociales et la disparition progressive de certaines pratiques traditionnelles. L’objectif est de sauvegarder la langue issangu, les rites ancestraux, les savoirs forestiers et de transmettre cet héritage aux jeunes générations, tout en faisant rayonner la culture Massangu à l’échelle nationale et internationale.
Intervenant au nom du comité d’organisation, Henri Georges Boudzanga Boudzanga, vice-président 3 chargé de l’organisation, a expliqué que ce festival constitue une première historique pour la communauté. Selon lui, l’événement permettra de révéler toute la richesse de l’identité Massangu à travers les nombreuses activités préparées par les douze commissions d’organisation.
Pendant les deux journées du festival, plusieurs temps forts sont annoncés : une conférence inaugurale, deux panels, une conférence de clôture, mais également une importante séquence consacrée aux traditions. Pour les organisateurs, cette dimension culturelle représente le fondement même du festival puisqu’elle permettra de mettre en lumière les valeurs profondes de la communauté et d’en assurer la transmission aux générations futures.
Le vice-président a également annoncé plusieurs animations inédites, notamment deux grandes parades. Une parade matinale ouvrira les festivités, tandis qu’une parade vespérale réunira les gardiens des traditions, les danseuses de Nyembé et les différentes expressions artistiques et culturelles de la communauté.
Henri Georges Boudzanga Boudzanga a lancé un appel à la mobilisation de tous les ressortissants Massangu vivant à Libreville, dans les provinces et au sein de la diaspora. Les communautés installées à Port-Gentil, Lambaréné, Mouila, Lastoursville, Koulamoutou, Koukoué ou encore dans le Woleu-Ntem sont invitées à participer massivement afin de contribuer à la sauvegarde de leur identité culturelle. Il a également souhaité la présence des Gabonais issus d’autres communautés pour favoriser les échanges culturels et renforcer les relations.
M. M

Laisser un commentaire