SALON DU BACHELIER 2026: une réussite organisationnelle, mais un bilan mitigé 

Une adresse de Serge Patrick MINANG, Président de l’Université Privée de Libreville (UPL)

Je tiens tout d’abord à adresser mes sincères félicitations au Président de la CGEUP, le Pr Jean Louis NKOULOU NKOULOU, ainsi qu’à toute son équipe pour l’organisation de cette deuxième édition du Salon du Bachelier.

L’événement a incontestablement atteint plusieurs objectifs.

D’abord, la mobilisation des établissements membres de la CGEUP a été remarquable.

Certains EPES ont même pu rejoindre le salon quasiment à la veille de l’événement, voire le jour même. Le Président et son équipe ont ainsi fait preuve de souplesse, d’agilité et d’ouverture.

Ensuite, le choix du site était particulièrement réussi. Le cadre était agréable et adapté à ce type de manifestation. Il faut également saluer la présence de plusieurs entreprises et partenaires, notamment Ecobank, Moov Africa Gabon, entre autres, ce qui a permis de rapprocher davantage le monde académique de celui de l’entreprise et de l’employabilité.

Cependant, au-delà de cette réussite organisationnelle, le bilan reste mitigé sur un point essentiel : la faible mobilisation des principaux concernés, les bacheliers, les étudiants et leurs familles.

C’est à ce niveau que cette deuxième édition n’a pas pleinement atteint son objectif. Malgré les passages médiatiques du Président de la CGEUP , quelques apparitions télévisées et les efforts de l’équipe de communication, la stratégie de communication n’a pas suffisamment atteint la cible.

Pour espérer mobiliser demain 2 000, 3 000 , 4 000 jeunes , voire plus , il faudra mettre en place un véritable plan marketing et de communication, pensé plusieurs mois à l’avance.

Une stratégie pourrait être élaborée dès maintenant et commencer à être déployée à partir de mars ou avril 2027, avec notamment la création d’une plateforme numérique dédiée au Salon du Bachelier, permettant d’enregistrer les futurs bacheliers, de présenter les établissements et les formations, et surtout de constituer progressivement une véritable base de données des futurs étudiants.

Un autre point pourrait également être amélioré : la restauration et les moments de convivialité entre les participants. L’organisation d’un vin d’honneur ou d’un cocktail aurait permis aux responsables des établissements, aux partenaires et aux invités de mieux se connaître et de renforcer les liens entre les membres.

La CGEUP doit aussi favoriser un véritable esprit de coopétition, permettant aux établissements de rester concurrents tout en coopérant sur les grands enjeux communs de l’enseignement supérieur privé au Gabon.

Je souhaite également rendre un hommage particulier au Pr Franck IDIATA, premier Président de la CGEUP, pour avoir eu la vision de mettre en place cette belle institution fédératrice, au service du rayonnement de l’enseignement supérieur et notamment des EPES du Gabon.

Au-delà de ces observations, qui se veulent avant tout constructives, je tire un véritable coup de chapeau au Pr Jean Louis NKOULOU NKOULOU, à son équipe, aux établissements participants et aux partenaires.

Le défi est désormais clair: après avoir réussi à mobiliser les établissements, il faudra réussir à mobiliser massivement les bacheliers lors de la prochaine édition.

 

Serge Patrick MINANG
Président de l’ Université Privée de Libreville (UPL )

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