Mont-Boüet,le plus grand marché de la capitale gabonaise et même du pays,présente un visage hideux, pas beau à voir.
Tout semble à croire que les tas d‘immondices, odeurs nauséabondes et les eaux usées qui partagent le quotidien des commerçants ne préoccupent pas la municipalité. Ces derniers (commerçants) étalent les produits alimentaires à même le sol où l’on observe des asticots sortant des tas de déchets à proximité.
Une triste réalité
Ceux exerçant dans la boucherie et la poissonnerie exposent les denrées alimentaires à l’air libre, à des longueurs de journée et sont incontestablement à la merci des mouches,par conséquent mal conservées.
En un mot, la vente et les achats se font dans des conditions répugnantes. Les conditions d’hygiène et d’assainissement semblent ne pas connaître le chemin du marché de Mont-Boüet. Les vendeurs et les acheteurs ne sont donc pas à l’abri des dangers sanitaires.
Où vont les taxes municipales ?
La situation dans laquelle se trouve le grand marché est désolante. L’on est tenté de se demander à quoi servent les taxes municipales prélevées aux commerçants? Ou même, où vont ces taxes ? Ne doivent-elles pas servir à l’entretien du marché ? Que fait la mairie de Libreville, quand on sait que sa mission première est de veiller à la salubrité et à l’embellissement des lieux publics ?

Triste réalité! Quand est-ce que le Gabon, principalement Libreville sa capitale, parviendra à une politique adéquate de collecte et de traitement des ordures ménagère et déchets urbains? L’équation santé publique est ainsi posée avec toutes ses inconnues!