
Libreville, le 11 février 2021. Le trafic d’ivoire ne cesse de faire des malheureux dans le pays. Deux ressortissants Maliens et un Guinéen(Guinée Conakry) ont été arretés à Bitam et à Oyem, deux localités de la province du Woleu-Ntem dans le nord du Gabon, en possession de deux pointes d’ivoire prêtes à la vente.
Les faits se sont déroulés le 10 février 2021. En effet, des agents de la Police Judiciaire de la ville de Bitam, informés sur la préparation d’une vente illicite d’ivoire d’éléphant, ont ouvert une enquête. Composée des agents de la Police Judiciaire, et ceux des Eaux et Forets ainsi que les membres de l’ONG Conservation Justice, l’équipe s’est rendue sur les lieux indiqués afin de mettre la main sur les personnes soupçonnées.
En poste dans un lieu très fréquenté de la ville, un véhicule à usage de taxi y est apparu au bout de deux heures d’attente. A son bord, hormis le chauffeur, se trouvaient deux individus semblant être des clients. Descendus de la voiture, l’un d’eux portaient un sac suspect. Ils ont aussitôt été interpellés. Leur sac contenait deux pointes d’ivoire d’éléphant, une espèce intégralement protégée.

Ibrahim Dialo et Karim Bengali en possession d’ivoire
Ibrahim Dialo et Karime Bengali, tous deux maliens, ont été pris en flagrant délit de détention et de tentative de vente de l’ivoire pour un prix fixé à 100.000 fcfa le kilogramme. Ils ont cité Camara Abdoulaye, ressortissant de la Guinée Conakry, comme complice et propriétaire de l’ivoire saisie. Ce dernier a été interpellé le même jour à Oyem.

Camara Abdoulaye, propriétaire d’ivoire saisie.
Ibrahim Dialo, Karim Bengali et Camara Abdoulaye seront présentés devant le parquet spécial de Libreville pour répondre des faits de détention et de tentative de vente de l’ivoire qui leur sont reprochés. Notons qu’ils risquent 10 ans de prison conformément à l’article 388 du code pénal.
Il est tout de même important de se demander comment évoluerait la composition des forets en l’absence des éléphants. En guise de réponse, des Chercheurs montrent l’importance de ces animaux dans l’écosystème. « Les éléphants, en se nourrissant de fruits, favorisent la dispersion des graines. Ils se nourrissent aussi d’arbres à croissance rapide et les cassent en se déplaçant. Ils piétinent également des arbustes, défrichant ainsi en partie la forêt. Une fois que la place est net, d’autres essences, à croissance plus lente, peuvent alors se développer. Celles-ci ont une densité de bois bien plus importante que les autres. Elles sont donc capables de capter lors de la photosynthèse davantage de dioxyde de carbone provenant de l’atmosphère.
(Source: http://www.sciencesetavenir.fr )
Conservation Justice

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