Journée nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : quel apport pour la CNLCEI au Gabon?
Initiée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2003, la journée internationale de lutte contre la corruption est célébrée le 9 décembre de chaque année par la communauté internationale.
Le thème décrété par l’ONU pour cette année est: » Tous unis contre la corruption ». Le Gabon quant à lui a retenu comme sous thème: » la corruption dans les marchés publics ». Une thématique qui met en lumière les mauvaises pratiques autour de l’exécution et même du contrôle des marchés publics au Gabon.
C’est un secret de polichinelle aujourd’hui de savoir que la corruption et l’enrichissement illicite sont des effets dévastateurs sur la stabilité économique, sociale, politique et culturelle d’une nation.
Ces fléaux prennent le dessus dans les marchés publics et sur les institutions démocratiques, et par conséquent ralentissent le développement économique et contribuent à l’instabilité gouvernementale que l’on constate actuellement.
A quoi vise la journée nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ?
Rappelons que le gouvernement gabonais avait institué cette journée en harmonie avec la résolution des Nations Unies par le décret n° 005/PR/MRPICIRNDH du 25 janvier 2010.
La dite journée vise à non seulement sensibiliser, conscientiser, prévenir et susciter des comportements qui tendent à rejeter la corruption et l’enrichissement illicite chez l’agent public et le citoyen par une culture évidente des valeurs d’éthique et d’intégrité, mais aussi développer des actions stratégiques de lutte contre ces fléaux, et impliquer les pouvoirs publics, la société civile et les populations dans la lutte contre ces derniers.
La CNLCEI,Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite aurait-elle échoué à son but?
2003-2019, voilà 16 ans aujourd’hui que la CNLCEI existe au Gabon. Mais quel a été réellement son apport, avec la journée nationale initiée depuis 2010, durant toutes ces années, quand on enregistre la recrudescence des éléphants blancs dans la quasi-totalité des secteurs aujourd’hui ? Pourtant le budget de l’Etat est alloué chaque année dans les marchés publics et comme résultats pas d’extrants, des services rendus douteux et parfois même inexistants.
Comment arriver à une bonne gouvernance ?
Pour tendre vers une bonne gouvernance,il serait peut-être mieux que l’ensemble des couches de la société s’appuie sur les valeurs d’éthique, d’honnêteté,d’intégrité. Aussi faire du droit une priorité.
Le changement de mentalités et l’éveil des consciences doivent être plus que nécessaire,avec une véritable mobilisation de l’administration publique, des opérateurs économiques,des confessions religieuses,pour ne citer que ceux-là, afin d’éradiquer ces maux qui affectent le développement socioéconomique du pays et le bien-être des populations.

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