Rentrée académique 2025-2026: quand le ministère de l’Education Nationale est dans le « paraître »

Le 01 septembre 2025. Alors que plusieurs élèves et enseignants ont emprunté le chemin des classes, la rentrée scolaire met en lumière les nombreuses insuffisances du ministère de l’Éducation nationale. Loin de l’image d’une rentrée harmonieuse, le quotidien des établissements publics reste marqué par des conditions précaires et une organisation administrative en retard.

 

Dans plusieurs écoles et lycées publics du pays, les réalités contrastent avec les discours officiels. Toitures et peinture délabrées, salles de classe insuffisantes, tables-bancs en nombre réduit, manque de matériel pédagogique, de sanitaires et absence d’eau ou d’électricité,  pas d’assainissement dans certaines localités et même en capital à Libreville. Le constat est amer. Les parents d’élèves dénoncent des infrastructures qui ne garantissent ni le confort ni la sécurité des apprenants.

À ces difficultés matérielles s’ajoute le retard dans les nominations des chefs d’établissements. Alors que l’année scolaire est déjà lancée, plusieurs établissements ne disposent toujours pas de proviseurs, de censeurs, de principaux ou d’inspecteurs pédagogiques régulièrement installés. Certains, appelés déjà à la retraite continuent d’exercer étant pensionnaires car n’ayant pas de successeurs.
« Je suis à la retraite, je n’ai plus de salaire, j’utilise ma pension. Je n’ai plus le salaire  lié à la fonction que j’occupe. Donc en gros je travaille gratuitement, car il n’y a pas de nominations pour me remplacer », nous a confié un Chef d’établissement secondaire qui n’a pas voulu décliner son identité.

 

Cette lenteur administrative freine le bon fonctionnement des structures scolaires et compromet la planification des activités pédagogiques. De nombreux enseignants se retrouvent sans encadrement clair, et les parents pointent du doigt un manque de sérieux dans la gestion des responsabilités.

 

Face à ses difficultés, le ministère de l’Éducation nationale gagnerait à non seulement prendre des mesures urgentes pour améliorer les infrastructures, fournir des équipements adéquats et accélérer les décisions administratives, mais aussi mettre en œuvre des volontés politiques publiques pour transformer l’école publique et redonner confiance aux acteurs de l’éducation.

 

À l’heure où l’on parle de préparer la jeunesse à relever les défis du développement, la précarité des établissements publics et l’inefficacité des nominations administratives rappellent l’ampleur du chemin à parcourir.

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