Alors qu’elle s’apprête à célébrer ses 70 ans d’existence, l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts (ENEF) a abrité ce vendredi 16 juin une conférence portée sur la santé des végétaux et les changements climatiques. Organisée par la Junior Conseil de ladite école, cette conférence va être une démonstration de plus que le Gabon se préoccupe véritablement de la préservation de la biodiversité et de l’avenir de l’humanité.
Lancée par le discours d’ouverture du Directeur général de l’ENEF, le Colonel Bruno Nkoumankali, la conférence va mobiliser cinq panélistes, spécialistes des questions touchant la biologie cellulaire et la physiologie, la gestion des écosystèmes marins, la biotechnologie ainsi que celles se rapportant à l’impact de la pollution de l’écosystème mangrove, à la chimie et au traitement du bois.

Vue de l’assistance
Dans l’ensemble, les panelistes mettront principalement l’accent sur la santé des végétaux, la préservation de la biodiversité et la bonne gestion des écosystèmes aquatiques, tout en alertant sur les actions anthropiques, c’est-à-dire celles posées par l’homme sur son environnement. Aussi, les panelistes n’ont pas manqué de montrer le rôle que jouent les végétaux en bonne santé dans la lutte contre les changements climatiques, notamment les mangroves qui ont une capacité bioremédiatrice avérée.
« Les études scientifiques ont montré que les mangroves séquestrent 3 à 5 fois plus de CO2 que d’autres forêts tropicales. Donc les mangroves sont un écosystème important contre le réchauffement climatique », a laissé entendre Mabicka Iwangou St. Bicholard, Dr en Sciences du bois, spécialiste de l’impact de la pollution sur les mangroves.
Il convient donc pour lui de veiller à la santé des mangroves, en sensibilisant les populations sur le rôle vital de cet écosystème.
En prélude à la célébration des 70 ans d’existence de l’ENEF, cette assise organisée par la Junior Conseil de ladite école a édifié plus d’un sur l’intérêt pour le Gabon à travailler ardemment dans le sens de la préservation de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques.
« Au terme de cette assise très riche en enseignements, j’ai surtout retenu que la question de la santé des végétaux et des changements climatiques doit être au centre de notre lutte contre les actions anthropiques », s’est satisfait César Mavioga, élève officier de l’ENEF, par ailleurs chargé des affaires extérieures de la Junior Conseil.
Etablissement d’enseignement supérieur situé au cap Esterias dans la commune d’Akanda, à une trentaine de kilomètres de la commune de Libreville, l’ENEF a été créée en 1953 et forme des hauts cadres dans les domaines de la foresterie, de la pêche et l’aquaculture ainsi que dans ceux de la gestion de la faune, des aires protégée et de l’environnement.

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