Arrestation et détention de Nicolas Nguéma jugées arbitraire par “Appel à Agir”

 Arrestation et détention de Nicolas Nguéma jugées arbitraire par “Appel à Agir”

C’est ce mardi 15 décembre 2020, face à la presse, que le collectif “Appel à Agir” est monté au créneau pour dénoncer l’arrestation arbitraire de leur ami.

 

Pour le collectif, Nicolas Nguéma serait injustement détenu car rien ne justifie son arrestation. Selon eux, ce qui a conduit leur ami à la Direction Générale de la Contre-Ingérence et de la Sécurité Militaire appelée B2, c’est le fait qu’il se soit prononcé sur la vacance du pouvoir. “A l’endroit de nos compatriotes, nous voulons rappeler que le combat qui emmène Nicolas Nguéma dans les sous-sols du B2 est celui pour la déclaration de la vacance de la Présidence de la République et rien d’autre”.

 

L’affaire serait partie de la journée du 04 décembre dernier, il y a de cela onze(11) jours, où le membre du collectif avait été arrêté dans la rue par des agents du B2 pour être ensuite interrogé dans leurs locaux, pour sa participation à la vente d’une barge qui serait une propriété du Groupement Santullo Sericom.

Suite à cela, ses avocats ont déclaré, au cours d’une conférence de presse le lundi 14 décembre dernier, que leur client Nicolas Nguéma était mandaté par madame Santullo pour effectuer un inventaire du matériel roulant du Groupement Santullo Sericom, et le client de constater le détournement d’une partie des engins appartenant audit Groupement par l’entreprise Centre’Affaires qui en avait la garde.

Les membres du collectif “Appel à Agir”

D’après le collectif “Appel à Agir” et les avocats de Nicolas Nguéma, il s’agit d’une histoire à dormir debout. Pour eux, rien ne justifie ni l’arrestation ni la garde à vue de leur client et ami au regard de la loi gabonaise. Il y aurait violation de droits. “Nicolas Nguema est, comme chacun de nous, un justiciable. Et comme tout justiciable, il était en droit de recevoir une convocation à laquelle il aurait naturellement répondu. Comme tout justiciable, sa garde à vue ne peut excéder 48 heures. La violation de ses droits nous amène ainsi à conclure que son arrestation et sa détention relèvent de l’arbitraire, et nous condamnons cela”.

 

Au vue de l’ampleur de la chose et des libertés individuelles, le collectif “Appel à Agir” n’a pas manqué d’interpeller le ministre de la justice, Garde des Sceaux afin d’intervenir sur cette situation, elle qui avait prétendu à la ferme détermination du Gabon à faire respecter les droits de l’homme lors de la 43e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies. “Vous êtes la gardienne des libertés. Avez-vous menti au monde au nom du Gabon, ou vous êtes-vous menti à vous-même?” Interrogent-ils.

 

Et aussi de s’adresser aux femmes et hommes du pouvoir afin que ces derniers procèdent à leurs arrestations à tous. “Sans que nul ne soit surpris, votre imposture vous a conduits à l’extrémité qui caractérise depuis toujours les entreprises de cette nature. Ne vous contentez pas de Nicolas Nguéma seul. Faites preuve de courage pour une fois. Venez nous chercher. Prenez nous tous. Arretez nous tous! Enfermez nous tous! Et pendant que vous y etes, nos familles avec nous”.   

Digiqole ad
Avatar

Support

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *