Le processus électoral, en Afrique Centrale notamment, reste un champ de contestation des résultats après consultation populaire. Dr Edmiaune Zouga, Docteur en Droit et Consultante en Ethique et Gouvernance, s’est exprimée au micro de nos reporters sur la question de la crédibilité des élections du 12 avril prochain sur le territoire gabonais.
Au sujet de la contestation des résultats en Afrique, le Gabon n’est pas en reste. Observations faites avec les deux dernières élections organisées de 2016 et de 2023 pour ne citer que celles-ci. Pour le compte des élections à venir, Edmiaune Zouga croit en des élections crédibles, libres et transparentes.
« Aujourd’hui nous rentrons dans une autre phase de notre histoire démocratique. Les principes d’éthique en gouvernance reposent essentiellement sur l’impartialité, la neutralité, la dignité. Si le processus électoral est contrôlé, c’est-à-dire libre et transparent, et si les lois et règlements sont appliqués comme il se doit, il serait difficile de refuser les résultats », a-t-elle expliqué .

Sur cette question de crédibilité et sincérité des élections, un nouveau code électoral avait été adopté en République Gabonaise pour non seulement renforcer la démocratie, mais aussi de moderniser le système électoral. Une des mesures majeures de ce code électoral donne les prérogatives d’organisation du scrutin au ministère de l’Intérieur, qui lui, à son tour a créé l’Autorité de Contrôle des Elections et du Référendum (ACER) pour veiller sur la sincérité du scrutin.
« Vous savez, l’article 31 de l’ACER nous édifie énormément. Il dispose que cette autorité de contrôle assure le respect de la loi électorale par la régularité, la transparence, la sincérité du scrutin en garantissant aux électeurs ainsi qu’aux candidats en présence le libre exercice de leurs droits.
Cet article répond clairement à la fiabilité et à la crédibilité que l’on recherche. Ces principes sont une exigence démocratique. Si l’on s’appuie sur le nouveau code électoral, nous comprenons aisément que l’organe qui a été mis en place pour s’occuper de la sincérité des élections devra prendre ses responsabilités. Ce qui veut dire que si on rencontre des amalgames au cours des échéances, cette autorité doit être en mesure d’aller au-delà de ses prérogatives gendarmes pour s’assurer de la fiabilité, de la crédibilité par sa neutralité dans ces élections », a-t-elle conclu.
La garantie de la transparence et de la crédibilité des élections en République Gabonaise est un défi que devront relever les parties prenantes au scrutin.
Vivement que chacun prenne ses responsabilités et que vive la démocratie!

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