Référendum: Gérard Ella Nguema vote 《Oui》 et solde ses comptes avec Maganga Moussavou

Face à ceux qui ont une opinion négative au moment du scrutin référendaire à venir, autrement dit, prônent le « Non » et accablent le CTRI avec des préjugés, le président du Front patriotique gabonais (FPG) et actuel député de l’Assemblée nationale de la transition, Gérard Ella Nguema, n’est pas allé avec le dos de la cuillère ce lundi 5 août. Gérard Ella Nguema n’a pas mâché ses mots pour dire tout ce qu’il pense de ces compatriotes.

 

 

Pour le leader du FPG, il est incongru que des compatriotes commencent par entonner un autre chant que celui du « Oui », alors que tout au long de sa tournée républicaine dans les huit autres provinces – en attendant de boucler la boucle par l’Estuaire –, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’échine à expliquer à ses concitoyens visités pourquoi voter « Oui » est nécessaire.

 

 

Gérard Ella Nguema voit dans l’agitation de ces compatriotes une forme de mauvaise foi, quand ils se répandent qu’il serait malvenu que le président de la transition demande à ses compatriotes de voter « Oui », alors qu’ils ne connaissent pas encore le contenu du texte qui leur sera soumis au moment du référendum. Tout en faisant une bifurcation historique, que le « Non » n’a jamais été une idée positive. Gérard Ella Nguema a pris exemple avec l’appel au vote du « Non » de la province de la Nyanga, à la fin des années 1950, au moment où l’exhortation de feu Léon Mba à voter « Oui » au référendum de 1958 était tranquillement passée dans les huit autres provinces.

 

 

Et Gérard Ella Nguema de dire que si la Nyanga a eu un mal fou pour sortir de l’âge de la pierre, c’est à cause de ce vote du « Non ».

Bref. « (…). Certains acteurs politiques et ceux de la société civile estiment que le président de la République n’a pas le droit de se prononcer sur le vote du OUI au prochain référendum, alors que le contenu de la nouvelle constitution n’est pas divulgué officiellement.

« Je voudrais rappeler à ceux-là qu’après le coup de libération du 30 août 2023, le président de la transition avait appelé toutes les forces vives de la nation pour décider ensemble d’un dialogue national à l’issue duquel une nouvelle constitution devrait voir le jour », a précisé le président du FPG.

 

Et Gérard Ella Nguema de poursuivre : « (…)Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, en appelant la population gabonaise à voter OUI au référendum prochain, ne fait que se plier à la volonté du peuple gabonais qui avait déjà élaboré leurs recommandations pendant les deux premières phases du dialogue national. Et qu’à « la suite du Président de la République aussi appelant les Gabonais à voter OUI au prochain référendum, parce que le oui, j’en suis convaincu, prendra en compte les recommandations des Gabonais que je viens de rappeler ici ».

« En plus d’inviter le président Brice Clotaire Oligui Nguema et le CTRI à ne pas tomber dans l’erreur de 1964, où les militaires après avoir déposé Léon MBA se sont précipités pour confier le pouvoir aux civils, les militaires ont fait montre d’un courage exceptionnel le 30 août 2023, en mettant fin à 55 ans de règne d’un régime dictatorial. Chose que les politiques n’ont pas réussi, alors que plusieurs occasions se sont offertes à eux », a renchéri le leader du FPG.

D’autant que les militaires ont fait montre de courage le 30 août dernier et ont exposé leurs vies pour sauver le Gabon, ce que le même courage des militaires peut aussi les amener à transformer notre pays et à améliorer les conditions de vie des Gabonais.

Avant de décocher des flèches contre ceux qui demandent le départ des militaires du pouvoir. Si Gérard Ella Nguema ne s’est pas longtemps étalé sur les cas d’Alain Claude Bilié By Nzé et Stéphane Iloko Boussengui, il n’a pas raté Pierre Claver Maganga Moussavou.

 

À son endroit, le président du FPG a déclaré : « À mon aîné Pierre Claver, tu as été depuis 1993 candidat à toutes les élections présidentielles. Je pense que les résultats que tu as obtenus à toutes ces élections devraient aujourd’hui t’amener à comprendre que ton destin n’est pas présidentiel. De toutes les fonctions que tu as occupées au Gabon, les Gabonais retiennent que tu as été plutôt un bon maire de la ville de Mouila. C’est encore en tant que maire de Mouila que tu peux aider les nouvelles autorités du pays à améliorer l’image de cette ville ».

Transmis au concerné !

 

kevin aymard Lelengui

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