Libreville, 06 septembre 2025 – La route de Bel-Air Carrière est devenue un véritable calvaire pour ses usagers. Ce tronçon, qui va du petit marché de Bel-Air jusqu’à la mangrove communément appelée <l’île>, est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée, transformant le quotidien des riverains en parcours du combattant.

Les nids-de-poule profonds, les flaques d’eau stagnantes en saison des pluies, la poussière insupportable en saison sèche : le décor parle de lui-même. Les véhicules s’y engagent avec prudence, au risque de s’y embourber ou d’endommager leurs suspensions. Pour les piétons, la situation n’est guère meilleure. Marcher sur ce tronçon relève d’une épreuve, notamment pour les écoliers et les professionnels qui doivent jongler entre trous et flaques pour se frayer un chemin.
« Nous vivons un supplice chaque jour. Même les taxis refusent de rentrer jusqu’ici, surtout lorsque nous sommes chargés de courses c’est compliqué à cause de l’état de la route », déplore un habitant, excédé par l’indifférence des autorités.
Pourtant, un marché avait bel et bien été attribué à une société adjudicataire afin de réhabiliter cet axe. Selon les riverains, ladite société ne serait venue que gratter la route. Mais depuis silence radio.
« Nous avons vu des engins pendant la saison sèche venir gratter pour degager un peu, mais voici les pluie qui arrivent. On va encore subir avec la boue. La route est pire qu’avant », s’indigne une maman du quartier.
Malgré l’engagement du CTRI de réhabiliter les voies secondaires dans les quartiers, Bel-Air Carrière est dans l’illusion, sans suite concrète.
Dans un contexte où le gouvernement met en avant la nécessité de renforcer les infrastructures de base, le cas de cette route interpelle. Il rappelle l’urgence d’une politique plus rigoureuse d’entretien routier, afin que la mobilité ne soit plus un luxe, mais un droit pour tous.

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