Libreville, la capitale gabonaise, a abrité les 28 et 29 juin écoulés la conférence sur l’économie verte via un atelier sous régional. Celui-ci, regroupant les représentants des pays membres de la CEEAC, avait pour but de discuter sur les outils visant à valoriser le capital naturel dans la sous région.
Tenu sur 48 heures, cet atelier a rassemblé des leaders régionaux pour voir dans quelle mesure placer la nature au cœur du développement et de la croissance économique tout en transformant la politique économique africaine. Il s’agissait également d’un partage d’expérience pour permettre aux nations comme le Gabon de s’engager dans le processus de valorisation du capital naturel.
« Les niveaux de développement des pays sont différents. Avec la présence des différents représentants des Etats membres de la CEEAC, l’idée était que chacun apporte l’expérience de son pays respectif et les initiatives prises par rapport à la question de valorisation du capital naturel afin que chaque pays puisse démarrer un processus dans ce sens », nous a mentionné Nathalie Nyare Essima, Chef de projet WWF.

L’enjeu de cet atelier repose sur la capacité pour les pays de compter sur l’exploitation du capital naturel qui lui, représente 36% de la richesse. En outre, les ressources naturelles constituent la contribution la plus importante à l’économie mondiale, car la nature fournit la plupart des capitaux nécessaires à la production des biens et services.
« Il est important de valoriser le capital naturel. Au sortir de ces travaux, le maître mot est le déclic. C’est ce qu’il nous faut car il permettra que le processus de valorisation soit enclenché dans d’autres pays. Mais ce déclic devra certainement venir d’une organisation sous régionale comme la CEEAC et qui devra être appuyée et supportée par les volontés politiques des Chefs d’Etats », a signifié Laurent SOME, Directeur par interim du Fond Mondial pour la Nature(WWF)-Gabon et Directeur des politiques et partenariats WWF-Afrique.

Laurent SOME
Notons que le capital naturel englobe les moyens de productions des biens et services écologiques. Il regroupe l’ensemble des ressources naturelles qui sont directement utiles et à la disposition de l’homme. C’est suite à la pertinence de la question que les experts présents à cet atelier ont donné un caractère valeureux et mérité aux ressources naturelles dont dépend le bien-être de l’homme.
Vivement que les pays de la sous région notamment le Gabon, s’engagent dans le processus de valorisation du capital naturel car la nature offre des avantages essentiels aux communautés.

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