Gabon/ La Bonne Gouvernance en mode inventaire

 Gabon/ La Bonne Gouvernance en mode inventaire

Vendredi, le 26 mars 2021. Ce jour, le ministère de promotion de Bonne Gouvernance et de la lutte contre la corruption à travers son Directeur de Cabinet, Patricia OTCHANGALT, en remplacement du ministre empêché, a procédé au lancement d’une étude d’évaluation sur l’état des lieux de la Bonne Gouvernance au Gabon. L’objectif étant de jauger le niveau réel de ce pays d’Afrique Centrale en terme de gestion administrative afin de quelle mesure améliorer son niveau sur le plan continental.

C’est en présence des représentants du PNUD, des Consultants, de l’Inspecteur Général des Services, des Directeurs Généraux que s’est déroulée la cérémonie de lancement. Partie sur quatre(4) semaines, à compter du 25 mars jusqu’au 24 avril prochain,  l’équipe de pilotage constituée de quatre(4) consultants experts dont trois(3) nationaux et un(1) venu du Burkina Faso, devra travailler sur cette étude et faire une évaluation. Durant cette mission, ils devront être capables d’identifier les facteurs bloquants et les défis à relever pour asseoir un processus solide et permanent.

“Mes collègues gabonais et moi avons été retenus après candidature pour évaluer l’état de la gouvernance au Gabon. Il nous revient de faire d’abord un premier bilan, voir ce qui va et ce qui ne va pas, identifier les problèmes et trouver des mécanismes visant à aller de l’avant”, a explicité Luc DAMIBA, expert burkinabais sur les questions de Bonne Gouvernance.

Vue de la cérémonie de lancement

En rappel, la Bonne Gouvernance requiert de la capacité d’un gouvernement à gérer efficacement ses ressources, à mettre en œuvre des politiques pertinentes, à veiller au respect des citoyens, et de l’Etat pour les institutions, ainsi que l’existence d’un contrôle démocratique sur les agents chargés de l’autorité tels que la Banque Mondiale pour ne prendre que cet exemple. A ce propos, d’après le dernier classement 2020 de la Fondation Mo Ibrahim, le Gabon, qui aujourd’hui est le leader de la sous-région CEMAC en matière de Bonne Gouvernance, arrive en tête devant le Cameroun(37e en Afrique), le Congo(45e), le Tchad(47e), la RCA(50e) et la Guinée Equatoriale(51e) . Sur le continent, le Gabon occupe désormais la 29e place grâce à ses nombreuses reformes effectuées dans la gestion administrative.

 

Notons que le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, dans son ambition de restaurer l’autorité de l’Etat et de réactiver les structures de contrôle et d’inspection, avait institué le ministère de la Bonne Gouvernance, de la lutte contre la corruption et l’évaluation des politiques publiques pour non seulement renforcer l’efficacité de la dépense publique, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources budgétaires.

Il y a quelques mois ledit ministère avait procédé à une opération de lutte contre la corruption pour mettre de l’ordre dans les administrations publiques. Toutefois, la démarche a été louable mais les résultats semblent ne pas encore être à la hauteur des attentes. A cet effet, de la part de ces experts sur l’étude lancée en ce jour, est attendue la lumière sur les questions de lutte contre la corruption, de la promotion de l’intégrité, l’efficacité des institutions et l’application des sanctions en cas de preuve de corruption, mais aussi et surtout fournir un rapport contenant les outils visant à améliorer les performances du Gabon et par son conséquent son positionnement sur le continent.

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Laurenne M.

Laurenne M.

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