ECOFAC 6 au parc de la Lopé

Point de presse sur la mission de l’ECOFAC 6 au parc de la Lopé

Il y’a de cela quelques jours, l’ECOFAC 6 a effectué une visite de terrain au Parc National de la Lopé dans L’Ogooué-Ivindo au nord-est du Gabon, dont le but était principalement fixé sur le pangolain , l’animal le plus braconné au monde.

C’est au cours d’un point de presse tenu ce lundi 02 mars 2020, que l’équipe ayant pris part à cette mission est revenue de long en large sur les objectifs de cette mission.

Il s’agissait, selon Daniela-Livia BÎCIU, chargée en communication de l’ECOFAC 6, de non seulement s’imprégner des réalités du terrain, mais aussi et surtout se focaliser sur le pangolain qui est une espèce en voie de disparition en raison du braconnage accrût que subit cet animal.

Pour les scientifiques, le pangolain serait indexé comme responsable du Covid19. Mais rien n’est confirmé pour l’heure.

<<On n’est pas encore sûr que ce soit le pangolain qui aie transmis cette souche de Coronavirus à l’Homme. Vu qu’il y’a beaucoup de recherches internationales qui se font sur la question, on aura des réponses beaucoup plus concrètes>>, nous a confié le Dr David LEHMANN, Scientifique et Chercheur à la station de recherche du Parc de la Lopé.

Le pangolain,ce mammifère dont la chair fait la joie des ménages en Afrique en matière de repas , est aussi très prisé pour ses écailles, semblables aux ongles humains, qui ont des vertus médecinales traditionnelles notamment en Asie. C’est ce qui pourrait donc être à l’origine de sa disparition en forêt.

Les études scientifiques démontrent que le fait de perdre cette espèce serait nocif à la santé de l’écosystème car elle se nourrit essentiellement des termites et des fourmies. Il est donc logique de se rendre compte que si les pangolains disparaissent, les fourmies et les termites se multiplient pour respectivement manger le feuillage des arbres et ronger les troncs de ces derniers. Ce qui va clairement conduire à la dégradation sinon, à la détérioration de la forêt.

Nathalie BERTRAMS.

C’est au regard de tout cela que la récente mission avait pour but spécifique d’observer le mode de vie du pangolain à partir des GPS pour mieux s’imprégner de leur mode de vie et de fonctionnement écologique afin de pouvoir le protéger.

Notons que cette mission de l’ECOFAC 6 a été marquée également par la présence d’une journaliste internationale et experte des questions environnementales, Nathalie BERTRAMS, qui a avoué sa satisfaction à la découverte du merveilleux potentiel que regorge le Parc National de la Lopé.  Elle souhaite que les aires protégées deviennent des atouts territoriaux en raison de l’importance de l’économie verte aujourd’hui.

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