Hier à Libreville, une conférence de presse tenue par les avocats Gisèle Eyue Bekale, Célestin Mba Ondo, et Jean-Paul Moumbembé a mis en lumière une affaire judiciaire complexe. Ces derniers ont annoncé avoir porté plainte contre X pour « haute trahison » en lien avec un protocole transactionnel controversé entre le Conseil d’Etat et l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE), en faveur de la société maltaise Webcor ITP.
Le différend concerne un accord où le Gabon est contraint d’indemniser Webcor ITP à hauteur de 70 milliards de FCFA, un montant équivalent au coût du projet du Grand marché de Libreville. Selon les avocats, ce protocole aurait été signé malgré la position de force du Gabon dans cette affaire, ce qui soulève des interrogations sur la légitimité et la transparence du processus décisionnel.
Les avocats critiquent le silence des institutions impliquées, notamment le Conseil d’Etat et l’AJE, en suggérant qu’une telle inaction pourrait équivaloir à un refus de protéger l’intérêt national. Ils questionnent également si ces entités ont agi sous des directives spécifiques, soulignant que leurs responsabilités incluent la défense des intérêts de l’Etat et la régulation de telles transactions.
L’opinion publique, choquée par cette affaire, interprète le manque de sanctions contre les personnes impliquées comme une validation tacite des actes incriminés. De nombreux citoyens suspectent que l’État ait peut-être ordonné cet accord, laissant planer le doute sur les véritables motivations derrière le versement de cette somme importante à une société étrangère.
J. M

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