Les enseignants de l’ENSET et l’ENS de la promotion 2019 réclament leurs présalaires.

 Les enseignants de l’ENSET et l’ENS de la promotion 2019 réclament leurs présalaires.

 

A l’heure où la crise sanitaire frappe le pays, avec les mesures gouvernementales envisagées pour y faire face mais qui jusque-là semblent être un leurre pour la population, les enseignants sortis des Ecoles Normales Supérieures et d’Enseignement Technique (ENS/ENSET) de la promotion 2019 sont montés au créneau prenant d’assaut l’entrée du ministère de l’économie et des finances ce lundi 04 mai, pour revendiquer leurs présalaires non perçus jusqu’à lors.

Depuis le mois de février de cette année 2020, le ministère de l’éducation national a affecté ces enseignants nouvellement sortis de ces Grandes Ecoles, mais jusque-là ces deniers n’ont pas perçus leurs présalaires malgré le mot d’ordre donné par le ministre de l’économie et des finances, Jean-Marie Ogandaga, auprès de la solde.

Sur un air échauffé, les plaignants qui disent ignorer la raison pour laquelle rien n’a été fait en leur faveur jusqu’ici, se sont-ils exprimés face à nous. « Il s’avère que pour des raisons que nous ignorons jusqu’à présent, l’instruction du ministre n’a pas été suivie. Cela fait deux mois que nous vivons dans cette situation malgré les tours que nous faisons ici, nous n’avons pas toujours perçu nos premiers présalaires. C’est ce qui nous amène encore ici aujourd’hui et chercher à savoir pourquoi l’instruction n’est pas exécutée», nous a explicité Jean-Paul Ndo, porte-parole de ce collectif.

Sur la question du rôle que joue leur tutelle dans cette affaire, le porte-parole a précisé que les dossiers avaient déjà été transmis à la solde. La responsabilité à satisfaire la revendication incombe au ministre de l’économie et des finances qui donne l’aval à la direction budget et à la solde de pour régler ce problème.

Notons que ces enseignants ont finalement été reçus pendant la manifestation par Jean-Marie Ogandaga qui, une fois de plus a promis de remédier au plus vite à cette situation.

Comment peut-on affecter des enseignants sans prévoir les moyens d’accompagnement? Comment peuvent-ils s’en sortir entre payement de loyer et gestion de la crise sanitaire? Tout laisse à croire que pour se faire entendre dans ce pays il faut nécessairement faire du tapage.

 

 

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Laurenne M.

Laurenne M.

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