Finalement, qui est responsable de la gestion du Gabon?

 Finalement, qui est responsable de la gestion du Gabon?

A l’heure où certaines sources parlent d’un supposé déplacement clandestin du président Ali Bongo Ondimba hors du Gabon, malgré la  suspension des vols passagers due à la crise sanitaire relative au covid19 qui sévit durement son pays, beaucoup peuvent s’attendre à ce que nous parlions de cette prétendue absence.

Mais non, ici nous vous proposons par contre de revenir sur l’anathème jeté par le Premier Ministre Julien Nkoghé Bekalé à ses prédécesseurs, lors de sa sortie médiatique du point de presse gouvernementale sur les mesures de lutte contre la pandémie de covid19 le 27 avril dernier, et ce par rapport à la mauvaise gestion du Gabon bien avant les années 90.

Toutefois, à qui imputer finalement la responsabilité de la gestion dite douteuse du Gabon ?

Soixante ans après son accession à la souveraineté internationale, le Gabon semble toujours connaitre des difficultés quant à la continuité du service public fondée sur le principe de continuité de l’administration. La preuve: une fois un nouveau gouvernement est installé, celui-ci a tendance à remettre en cause les projets ou les travaux initiés par les autres s’ils ne les abandonnent pas complètement. Un nouveau responsable installé à la tête d’une administration donnée ne manque souvent de jeter l’anathème aux manquements et défaillances observés au sein de l’institution dont il a la charge.

Dans son intervention du 27 avril en propos libre, le Premier Ministre s’est fait chantre de cette tradition politico-administrative disant: «moi et mes collègues ici avons commencé à travailler en 1990. Donc ce n’est pas à nous qu’il faut demander des compte». Trente(30) ans plus tard?!!

Une tradition qui consiste à toujours refuser d’assumer les erreurs de ces devanciers. Toutefois qui est censé endosser la paternité des erreurs du passé? Autrement dit, qui est finalement responsable de la gestion politico-administrative du Gabon? Le Premier Ministre est-il vraiment en son droit de se dédouaner des tares de ceux qui sont arrivés aux affaires avant lui?

Certainement pas. Le Gabon ayant un exécutif bi-hiérarchique, où le Premier Ministre est, après le Président de la république, la deuxième tête et la première personnalité administrative, il lui est donc reconnu d’être responsable aussi bien de l’actif que du passif de l’administration dont il hérite la gestion.  Il ne se doit donc pas de réduire sa fonction à l’individu qui l’incarne car il est sans doute une personne morale et non physique quand il parle au nom de la fonction dont il a la charge.

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Laurenne M.

Laurenne M.

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