Trans’Urb remporte son pari sur la mobilité urbaine

 Trans’Urb remporte son pari sur la mobilité urbaine

Deux mois après son lancement illico presto pour répondre à l’appel du Président de la République visant au transport gratuit des populations, Trans’ Urb a su couvrir en un laps de temps le terrain avec plus de 200 bus en circulation et 190 chauffeurs à la manoeuvre. Cette activité de l’entreprise devrait se renforcer avec la mise en place de ses centres d’entretien et de maintenance répartis à travers le Grand Libreville.

 

La pandémie du Coronavirus s’est accompagnée par une crise sanitaire et économique au niveau mondial, qui a impacté de facto le mode de vie des populations en créant au passage une véritable psychose sociale. Dans cette logique inhabituelle, les autorités gabonaises n’ont pas tardé à monter sur le front de guerre pour juguler les effets pervers de cette pandémie.

 

Le secteur des transports a dû se redéployer pour s’aligner au mouvement de solidarité naissant, fondé autour d’un service de transport gratuit. Et ce serait à la société nouvelle de transport urbain, Trans’Urb, de relever alors qu’elle se préparait plutôt à son démarrage commercial. Mais l’urgence était là : lutter contre la propagation de la Covid-19 en permettant aux populations de continuer à vaquer en toute sécurité à leurs occupations. « Nous avons plus de 110 bus qui circulent dans le Grand Libreville et environ 100 bus destinés aux populations spécifiques (personnels de santé et forces de l’ordre) », a indiqué Joël LEHMAN SANDOUNGOUT, directeur général de Trans’Urb, société qui vient d’élir provisoirement ses bureaux à l’immueble « diamant » sis au centre-ville.

Cela dit, on ne peut occulter que dans certains quartiers de Libreville, il y a des usagers toujours en attente d’un bus qui tarde d’arriver. Toute chose qui peut laisser un goût amer à cette bonne entame de Trans’Urb dans la mobilité urbaine. Et selon les explications de son directeur général, cette situation est normale car l’entreprise prend d’abord en compte dans sa recherche opérationnelle les zones les plus peuplées telles que Nzeng-Ayong et les PK.

 

Généralement, les plaintes fusent toujours aux abords des routes secondaires qui sont classées par le transporteur de seconde importance. Mais il n’en demeure pas moins, que Joël LEHMAN SANDOUNGOUT promette d’intégrer davantage ce type d’attente avec un retour progressif dans le circuit urbain des bus alloués au transport spécifique et la mise à disposition de 20% de sa réserve en bus. Toute hausse de la demande devrait finalement trouver une réponse idoïne, dans l’offre de transport de Trans’Urb. C’est le cas de la prochaine rentrée universitaire, qui ne devrait pas bouleverser la maîtrise actuelle du réseau par l’opérateur. En d’autres termes, les choses s’envisagent avec beaucoup de précision auprès de cette société qui, est en train de mettre en place tous les outils nécessaires au lancement de sa phase commerciale. Ce qui devrait se traduire à terme avec l’ouverture de trois (3) centres d’entretien et de maintenance notamment à Owendo, dans la zone des PK et à Akanda.

 

Notons que l’opérateur dans cette phase de lutte contre la propagation de la Covid-19, a mis à la disposition de ses usagers des gels hydro-alcooliques dans tous ses bus avec une obligation de port du masque et de respect de la distanciation physique à l’intérieur de ses bus.

 

Par  Laurenne MAMBA / Alain Michel MBINAH

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Laurenne M.

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