Les résultats du concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) organisé depuis trois(3) mois déjà, font l’objet de contestation par plusieurs candidats qui ont observé des irrégularités alarmantes considérées par ces derniers comme fraude. Ils demandent par conséquent l’annulation des dits résultats.
Constitués en collectif de lutte contre la fraude, ils ont prit d’assaut la devanture de l’Assemblée Nationale où ils observent une grève de la faim pour que justice soit faite.
« Nous revendiquons que la vérité soit rendue sur le déroulement du concours d’entrée à l’ENA 2024. En effet, nous avons constaté des irrégularités frauduleuses dont deux (2) essentiellement, à savoir la permutation des filières et la présence des personnes recalées au premier tour du concours qui se retrouvent miraculeusement admises après le second tour en lieu et place de ceux-là qui ont fait le second tour. Ce qui est notre cas.
Après constat, nous l’avons fait certifier par un huissier de justice afin que l’administration s’en saisisse de la question et nous explique ce qui se passe », a expliqué Junior Nzoghe Edane, l’un des candidats malheureux.

Junior Nzoghe Edane
La fraude est une tromperie délibérée qui vise à porter un préjudice moral à l’égard des personnes vulnérables. S’agissant de la situation déplorée par ces jeunes sortis des Grandes Ecoles et de l’Université Omar Bongo pour la plupart, les irrégularités observées sont non conformes aux règles d’organisation du concours.
Il semblerait que ces irrégularités soient commises de façon délibérée, ce qui se traduit naturellement par une fraude. Sinon, comment expliquer qu’un bon nombre de candidats recalés au premier tour du concours se retrouvent miraculeusement admis au dit concours sachant qu’ils n’ont pas fait le second tour car n’y étant pas admissibles?
Ce sont des fautes graves qui pourraient tendre vers la corruption.
Jusqu’ici, ces compatriotes demandent l’annulation de ce concours. Après plusieurs recours introduits auprès des autorités compétentes, aucune réponse. Tout semble tomber dans les oreilles des sourds.
« Nous sommes devant l’Assemblée Nationale pour que le Président de cette institution interpelle, par ses prérogatives, le premier ministre ou le ministre de la Fonction Publique qui a organisé le concours afin de prendre des mesures car l’Assemblée Nationale étant en incapacité d’agir sur ce dossier d’après ce que le Président nous a dit.
Aujourd’hui 14 janvier 2025, ça fait exactement 3 mois que notre recours a été introduit auprès du Premier ministre mais jusque là pas de réponse. Donc nous attirons l’attention de la plus haute autorité de notre pays, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin que nous lui présentions la situation avec nos arguments irréfutables », a martelé Issah Mouya, lui aussi victime des irrégularités.

Issah Mouya
Devant ces actes qui ternissent l’image des institutions et même du Gabon en général, que les autorités fassent preuve de bonne foi afin de régler cette situation. S’il y a nécessité d’annuler ce concours et ses résultats, qu’il en soit ainsi!

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