Hervé OMVA, Leader de la Société Civile

Gabon/ Agriculture: Un leader de la Société Civile gabonaise interpelle les partenaires au développement sur la question de l’agriculture.

Le gouvernement gabonais via le ministère de l’agriculture, s’est donné pour objectif de réduire considérablement les importations d’au moins 50% à l’horizon 2022. Cela peut sembler utopique pour certains, mais pour d’autres, à l’instar de l’IDRC-Africa, pensent que c’est possible.

 

Cet objectif fixé par le gouvernement, et qui permettra à l’Etat d’épargner près de 225 millions de francs CFA est réalisable selon la Société Civile représentée ici par l’IDRC-Africa en tant qu’acteur en matière de formation, de mise en œuvre et d’accompagnement dans le secteur agricole, et aussi en tant que leader de la plateforme des associations et entreprises coopératives pour la lutte contre la pauvreté au Gabon.

Cette possibilité vient s’appuyer non seulement sur le cadre juridique existant, qui facilitera la création des entreprises coopératives et qui permettra à celles-ci de bénéficier  de plusieurs avantages, mais également sur le foncier qui est la base de tout projet agricole. Suite à cela, le gouvernement a prévu mettre à la disposition des agriculteurs une quarantaine de sites, des fonciers sécurisés qui leur permettront de développer le secteur agricole et tout son écosystème.

 

A côté de ça, on relève l’efficacité du modèle de processus de formations agricoles diplômantes, qui prend en compte l’approche genre et qui se déroule en 25% de théorie et en 75% de pratique sur le terrain avec un volume horaire de 1200 heures de travail.

Hervé OMVA, leader de la Société Civile et Coordonnateur des Programmes à l’IDRC-Africa, pense que: « ce modèle de formation donne la possibilité d’avoir des gestionnaires d’exploitation agricole techniquement disponibles. Cela amènera le plus grand nombre à s’investir dans l’agriculture. Nous pouvons constater qu’à travers cela il y a tout un réseau financier qui est entrain de se développer avec la création des microfinances. Il est donc nécessaire que le ministère de l’économie ainsi que les banques centrales et celles de second rang s’asseyent avec le ministère de l’agriculture et les producteurs pour voir comment nous pouvons travailler ensemble », a t-il suggéré.

Conscient du fait que perpétuer les importations est source d’instabilité et de menace de cohésion sociale, Hervé OMVA invite le gouvernement à soutenir la Société de Transformation Agricole et de Développement Rural (SOTRADER), qui fait preuve de dynamisme en terme d’accompagnement, d’outillage, de conseil et même de rachat de la production issue des sites agricoles mis en place, et le ministère de l’agriculture dans l’embellie du secteur agricole.

Aussi, il interpelle les partenaires au développement tels que la Banque Mondiale(BM), la Banque Africaine de Développement(BAD), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO) et le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) face à la tiédeur dont ils font montre sur la situation agricole du Gabon. « Nous observons ce que font ces partenaires sous d’autres cieux en terme de soutien dans le domaine agricole, cela doit également se faire au niveau du Gabon. Ils doivent mettre fin aux réunions, aux procédures et aux ateliers interminables qu’ils font continuellement afin d’être plus concrets. Nous voulons passer à l’acte. La BAD doit mettre des moyens à la disposition des gabonais comme elle le fait ailleurs, pour qu’ils s’investissent dans l’agriculture. La FAO à son tour doit rassembler ses partenaires pour fortifier le secteur agricole au Gabon », a t-il spécifié.

 

Tout semble à croire que ces organismes internationaux n’ont qu’une seule envie, celle de maintenir le Gabon dans l’importation alimentaire de leurs investissements respectifs en Afrique Centrale comme en Afrique de l’Ouest, plutôt que de produire. Et pourtant la production nationale conduit à la création des richesses, à la diversification de l’économie, à la création d’emplois afin de sortir la population de la précarité et aboutir concrètement à l’autosuffisance alimentaire.

Rappelons que le PNUD avait annoncé que le Gabon a enregistré une perte de près de 200.000 emplois issus de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Il sera donc louable pour cette institution, de faire un plaidoyer aux niveau des autres partenaires au développement pour aider le Gabon à avoir des ressources nécessaires à la production du made in Gabon.

 

L’heure n’est plus aux discours pompeux. Les mécanismes mis en place pour booster le secteur agricole sont capables d’amener le processus à son évolution. A cet effet, le gouvernement doit nécessairement s’engager à investir sur les petits producteurs car ce sont ces derniers qui devront nourrir la population gabonaise, et par conséquent l’objectif fixé de réduire les importations sera atteint. Les Organismes précités doivent accompagner le Gabon à court, moyen et long terme dans son processus de production du made in Gabon.

 

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