08/mars 2023. Libreville abrite depuis ce matin et ce jusqu’au 10, la première édition du Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon(SIFLAG) sous le thème « La femme, tout un art ». Une cérémonie qui a pour objectif de célébrer la femme artistique à travers le livre, avec pour marraine de l’événement Justine Mintsa, écrivaine gabonaise.

Pour l’occasion, conférences débat, table ronde, ateliers, exposition de livres et de divers œuvres d’art produites par certaines de ces femmes venues nombreuses prendre part au SIFLAG dans sa phase de lancement.
Cette 1ere édition est aussi marquée par la présence des femmes des communautés sœurs avec comme pays invité d’honneur le Sénégal.
« C’est un honneur de voir toutes ces femmes venues de plusieurs horizons pour célébrer la créativité artistique aux multiples facettes de notre peuple. Nous saisissons cette opportunité pour saluer votre engagement dans cette dynamique significative à l’éclosion des différents talents dont regorgent nos pays respectifs. Cela permet d’exprimer leur inventivité en se positionnant en figure de prou sur l’enracinement culturel et de notre créativité séculaire », a dit Parfaite Ollame, présidente du comité d’organisation.
Cette célébration du livre et des arts du Gabon n’a pas laissé les femmes en marge de la journée internationale des droits de la femme célébrée le 08 mars de chaque année par la communauté internationale. Une journée qui selon ces femmes écrivaines doit être riche d’échanges interculturels et d’émotions partagées. Pulchérie Abeme, la présidente des écrivains du Gabon a édifié l’assistance sur le côté historique de cette journée des droits de la femme.
« Libreville dont l’embryon fut le petit comptoir en 1843 naîtra 6ans plus tard en 1849, soit un an après l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Elle est la terre qui a accueilli plus de 62 esclaves, hommes, femmes et enfants, libérés du bateau décrié en provenance du large du Congo pour le Brésil. Le vent de la liberté qui a soufflé ce 30 mai 1848 n’a jamais cessé après des siècles de souffler sur cette terre des ancêtres heureuse d’accueillir aujourd’hui ses enfants d’Afrique. De l’autre côté, au delà de la dimension festive de la rencontre de ces trois jours, l’opportunité s’offre de regarder en face la femme africaine en général et la femme gabonaise en particulier ».

S’agissant du thème choisi, la marraine de cet événement n’a pas manqué de ressortir la pertinence de celui-ci.
« La femme, tout un art. Quel thème ! Quelle magnifique opportunité de mettre en lumière cette mystérieuse créature ! Celle qui a la prestigieuse mission de mettre au monde. Celle qui dans l’ombre accompagne les destins. Celle qui est en même temps artiste et œuvre d’art ».

Notons que ce salon qui tourne autour du livre est un rendez-vous d’échanges interculturels artistiques et même intellectuels. Nous pouvons retenir de cet assemblage de feuilles manuscrites ou imprimées qu’est le livre, que c’est un art à part entière. C’est le monde, c’est la vie comme l’a martelé Justine Mintsa.


Laisser un commentaire