Gabon : Pendant que la Young Team défile au tribunal, le peuple continue de « s’étouffer »

Au Gabon, l’actualité brûle autour du procès de la « Young Team », ce groupe qui a détourné des centaines de millions, parfois des milliards. On en parle partout : sur les plateaux télé, dans les réseaux sociaux, dans les débats de rue. On scrute leurs arrivées au tribunal, leurs avocats, leurs déclarations… Mais au fond, que change ce spectacle pour le peuple ?

Rien. Absolument rien!

 

Pendant que les caméras s’attardent sur les figures du scandale, les Gabonais vivent la même galère quotidienne: pas d’opportunités, pas de soutien pour entreprendre, pas de stabilité économique, pas de perspectives. Le peuple, lui, reste le figurant d’une pièce où les premiers rôles sont toujours réservés aux mêmes.

 

On utilise le peuple quand il faut légitimer un discours, mobiliser une foule, ou défendre une cause politique. On parle en son nom. On prétend agir pour lui. Mais dans la réalité, il n’a jamais sa part du gâteau. C’est lui qu’on applaudit quand il fait preuve de courage, lui qu’on sollicite quand il faut montrer une unité nationale, mais une fois les projecteurs éteints, c’est encore lui qui rentre les poches vides et l’avenir flou.

 

Alors après tout ça, ces gros chiffres et montants qu’on expose, on fait quoi pour le peuple ? Où sont les programmes qui changent vraiment la vie ? Où sont les financements accessibles pour ceux qui veulent entreprendre sans piston? Où sont les réformes qui libèrent l’économie au lieu de l’étouffer ?

 

Le peuple gabonais mérite mieux que des procès-spectacles. Il mérite des actions concrètes, des opportunités réelles, un environnement où le travail paie plus que les réseaux. Il mérite qu’on arrête d’utiliser son nom pour masquer l’immobilisme et qu’on commence enfin à bâtir un pays où chacun peut espérer avancer.

 

Parce qu’à force de toujours demander au peuple de patienter pendant que d’autres se servent, le Gabon restera bloqué dans le même cycle : une élite qui se gave, et une nation qui survit.

Et ça, franchement…ça suffit!!

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