Education au Gabon: toujours les problèmes

L’éducation au Gabon ne cesse de faire parler d’elle depuis plusieurs années, mais jamais pour de bonnes raisons.

 

Grèves à répétition, années académiques chaotiques, enseignants démotivés, élèves sacrifiés. le tableau est sombre, et il devient insupportable. Le plus révoltant dans cette situation, c’est que le problème est presque toujours le même et touche principalement l’enseignement public, du primaire à l’université, en passant par les collèges et les lycées.

Ce sont toujours les mêmes qui paient le prix fort: les enfants issus de familles modestes, les élèves des établissements publics, ceux qui n’ont pas le luxe de s’inscrire dans des écoles privées aux frais souvent exorbitants. Pendant ce temps, l’enseignement privé semble prospérer, former une élite et produire les futurs cadres du pays.

 

Une question s’impose alors, brutale mais  nécessaire: qui forme-t-on réellement dans les établissements publics gabonais ?
Doit-on comprendre que les hauts cadres de demain ne peuvent sortir que du privé, pendant que le public se contente de survivre, tant bien que mal ?

Au cœur de cette crise structurelle se trouvent les enseignants, piliers pourtant essentiels de toute une nation. Malheureusement, ils sont traités avec une légèreté déconcertante. Problèmes de régularisation administrative, salaires irréguliers, situations professionnelles précaires, dossiers qui traînent pendant des années.

Pourquoi tant de négligence envers ceux qui forment l’intelligence du pays ?
Jusqu’à quand les enseignants devront-ils mendier leurs droits ? Jusqu’à quand cette injustice flagrante va-t-elle durer ?

 

Il est temps de rappeler une vérité fondamentale : l’éducation est la base de toute nation forte, souveraine et prospère. Aucun pays ne s’est développé durablement en méprisant son système éducatif. Former des citoyens éclairés, compétents et responsables n’est pas un luxe, mais une obligation régalienne. L’école ne doit pas être un champ de bataille permanent ni un espace d’improvisation.

 

Face à cette situation alarmante, les autorités ont un devoir clair, celui d’agir, et agir maintenant. Il ne s’agit plus de discours, de promesses ou de réformes annoncées sans lendemain. Il faut une volonté politique ferme, des décisions courageuses et des actions concrètes pour revaloriser l’enseignement public, régler définitivement la situation administrative des enseignants et redonner confiance aux élèves et à leurs parents.

 

Le ras-le-bol est général. Sacrifier l’école publique aujourd’hui, c’est hypothéquer une bonne partie de l’avenir du pays demain. Et cela, le Gabon ne peut plus se le permettre et de surcroît en cette <Cinquième République >.

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