Gabon: Quand les autorités tuent le système éducatif à petit feu

 Gabon: Quand les autorités tuent le système éducatif à petit feu

Les meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves comme pour les étudiants ne semblent pas être la tasse de thé des autorités gabonaises. C’est du moins ce que l’on peut sous-entendre lorsque le ministre de l’enseignement supérieur, Patrick Mouguiama Daouda, fait savoir que l’Etat n’a plus les moyens de payer la scolarité des étudiants dans les Grandes Ecoles et que la solution pour ces derniers seraient de regagner l’Université Omar Bongo(UOB).

 

De source Gabonreview, c’était le 02 mars 2021 dernier que le membre du gouvernement expliquait les raisons pour lesquelles les bacheliers de la promotion 2020 devaient regagner l’UOB. Selon lui, l’Etat gabonais s’est rendu compte de son incapacité à assumer le paiement de la scolarité des étudiants dans les Ecoles Supérieures car les fonds étant en quantité insuffisante. La seule issue pour ces étudiants c’est de regagner le grand portail. Oui, mais dans quelles conditions?

 

Les conditions déplorables d’apprentissages à l’UOB ne sont un secret pour personne. Les effectifs pléthoriques sont légions dans ce temple du savoir. Pas de nouvelles salles de classes sorties de terre. Les bâtiments préfabriqués sont en ruine. Selon les témoignages recueillis auprès des ces étudiants consternés, il y aurait même parmi eux des étudiants déjà inscrits en Licence 2 dans certaines des grandes écoles, et qui désormais orientés à l’UOB, devront reprendre leur cursus en Licence 1 car les formations dans lesquelles ils étaient ne figurent pas à l’UOB. Il s’agira de combien d’étudiants pour les Licence 1 et pour quelles capacités d’accueil? Et les mesures barrières dans tout ça? N’est-ce pas là une manière d’abandonner ces enfants à leur triste sort ou même tuer le système éducatif à petit feu?

 

En rappel, le ministre de la Formation Professionnelle, Madeleine E. Berre, évoquait il y a plus d’un an l’inadéquation de plusieurs formations dans l’enseignement supérieure avec le marché du travail au Gabon. Y aurait-il des formations revisitées ou nouvellement créées à l’UOB pour avantager les nouveaux entrants? Si non, c’est probablement une multitude de chômeurs qui y sortiront.

 

 

Laurenne MAMBA/ Raven TIGHABATA

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Laurenne M.

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