Cohabitation des espéces protegées: plus de chasse aux pangolins

 Cohabitation des espéces protegées: plus de chasse aux pangolins

En fin d’année 2019, le Gabon, en partenariat avec l’Université de Stirling, a réalisé une étude sur la cohabitation entre les pangolins et les chauves-souris au sein du Parc National de la Lopé au sud-est du Gabon. Selon les rendus publiés au sortir de cette étude il y’a quelques jours dans la revue scientifique “African Journal of Ecology”, il en résulte que la probabilité pour les pangolins d’être exposés à des virus est grande, du fait qu’ils utilisent les terriers dans lesquels logent les chauves-souris.

 

 

Selon le Dr David LEHMANN,  Scientifique et Chercheur à la station de recherche du Parc de la Lopé, les chauves-souris sont considérées comme le réservoir de nombreux virus émergents tels que le Coronavirus, les virus Ebola pour ne citer que ceux-là, et qui par conséquent provoquent des maladies aux êtres humains.

Dans leur démarche, ils ont procédé à la mise en place d’un dispositif de 36 cameras-pièges permettant de suivre les pangolins et analyser les données. Ce qui leur a permis de se retrouver par rapport aux mouvements des pangolins et des chauves-souris.

 

Les deux espèces de pangolins ayant fait l’objet d’étude sont les pangolins géants et les pangolins à ventre blanc. Le fait pour eux de se rendre dans les terriers des chauves-souris expose l’Homme, car ce dernier fait dans l’exploitation du pangolin. C’est dans cet optique qu’un arrêté avait été signé le 31 mars dernier par le ministre des Eaux et Forets, le Pr Lee White, interdisant de chasser, de vendre et de consommer cette espèce animale sur tout le territoire gabonais. 

Notons que dans le but de sensibiliser les populations sur les dangers qu’ils encourent en consommant de la viande de pangolin, des équipes du ministère de tutelle et de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux(ANPN) vont au contact des populations pour l’édification. Aussi, des missions de surveillance, toujours de ces équipes, ont été définies. Il s’agit de se déployer sur les différents marchés de Libreville, Owendo, Akanda, et sur l’axe Libreville-Bifoun, où l’on retrouve spécifiquement de la viande de brousse.

En rappel, ces actions sont financées par l’ Union Européenne à travers son programme d’appui pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles d’Afrique Centrale (ECOFAC6). 

 

Pour l’heure, il est important que l’Homme prenne conscience des dangers auxquels il s’expose en exploitant ces espèces animales. Les autorités compétentes doivent non seulement veiller au respect des mesures prises sur la gestion de la faune sauvage du Gabon, mais aussi faire appliquer la loi sur les espèces protégées car il s’agit là d’une question de santé publique.          

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Laurenne M.

Laurenne M.

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