OMS: “Il n’y a pas de solutions miracles”, dixit Tedros Adhanom Ghebreyesus

 OMS: “Il n’y a pas de solutions miracles”, dixit Tedros Adhanom Ghebreyesus

L’Assemblée Mondiale de la Santé s’est tenue du 18 au 19 mai 2020 par Visio-conférence. Une réunion qui avait pour but de voir dans quelle mesure fortifier les systèmes de santé et tenter d’apporter des réponses à la question de la pandémie de la covid19 qui sévit le monde entier actuellement.

 

Une année 2020 consacrée aux sages-femmes et au personnel infirmier

 

Au cours de cette Assemblée, un hommage a été rendu, non pas comme il se devait en raison de la pandémie, au personnel infirmier, aux sages-femmes ainsi qu’à tous les autres intervenants dans le domaine. Un hommage qui pourrait se traduire par la reconnaissance du sacrifice de ces acteurs de santé qui mettent leur vie au service de l’humanité dans la lutte contre la Covid19.

En rappel, un rapport avait été publié en avril dernier par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans lequel il était mentionné que le monde est en manque de six millions d’infirmiers  pour parvenir durablement à la couverture sanitaire universelle et à la santé pour tous.

 

Une crise bien plus qu’une crise sanitaire

 

Il est claire que cette pandémie à coronavirus a causé la mort de plus de trois cent milles (300.000) personnes, sur environ quatre millions et demi (4.500.000) de cas testés positifs à la covid19 dans le monde, selon les notifications de l’OMS. Ce qui évidemment montre le caractère dévastateur de cette pandémie, et par conséquent perturbe et fragilise les systèmes sanitaires des pays du monde.

Au delà de cette sévice sur la santé, la crise se fait bien ressentir sur d’autres domaines tels que l’économie, la politique, le social. Respectivement, des centaines de millions de personnes ont vu leur vie basculer entre perte de moyens de subsistance et perte d’emplois. Bon nombre d’entreprises se retrouvent à l’arrêt total ou partiel, ce qui peut entraîner une pénurie sur les biens essentiels. Sur le plan politique, les pays connaissent aujourd’hui des divisions géopolitiques. Cette coopération qui renforce les liens de fraternité, de solidarité entre nations causerait beaucoup de perte et de manquement si elle venait à disparaître. Parlant du social, les conséquences sont évidentes. Accoutumer les populations avec l’isolement ou la quarantaine peut avoir des effets psychologiques importants sur elles. La crise a ralenti, sinon rompu les relations humaines. Plus de fréquentations.

 

Il n’y a pas de solution miracle

 

Au regard des ravages qu’a causé cette pandémie à travers le monde, les pays se sont tout de même en sortis après des efforts fournis pour sauver des vies. Il s’agit de l’application des mesures érigées par l’OMS, celles du dépistage, de de la recherche des contacts, de la quarantaine, de l’hygiène des mains et de la distance physique.

D’ailleurs, le Directeur Général de cette Assemblée Mondiale de la Santé (AMS) et aussi de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’a précisé au cours de son allocution de clôture: “les pays qui ont obtenu de bons résultats ont appliqué l’ensemble de ces mesures. Voilà bien l’approche global systématique pronée par l’OMS”, a t-il dit tout en ajoutant que: “il n’y a pas de solution miracle. Pas de solution simple. Pas de panacée. Pas de solution universelle. Il faut travailler dur, rester fideles à la science, apprendre et s’adapter chaque jour et prendre des décisions difficiles”.

 

L’unité, gage de bonne santé mondiale

 

Au terme de cette Assemblée, dans sa soixante-treizième édition, consciente que la santé est un investissement et une condition préalable au développement, l’OMS invite les nations du monde à faire preuve d’humilité, et s’unir pour ensemble lutter et pourquoi pas éradiquer cette pandémie de Covid19.

En mémoire, il y’ a 40ans les nations du monde s’étaient unies sous l’enseigne de l’OMS pour se libérer du fléau de la variole. La solidarité est de mise afin de renforcer non seulement la sécurité sanitaire mondiale, mais aussi l’OMS pour une meilleure protection. Tedros Adanhom Ghebreyesus a précisé que la priorité de cette organisation est de combattre la pandémie avec tous les moyens dont elle dispose pour un seul objectif, celui de sauver des vies.

Mais nous nous demandons tout de même pourquoi ces marques d’unité et de solidarité dont prône l’OMS ne s’effectuent pas avec les résultats des recherches observées dans certains pays tels que Madagascar pour ne citer que cela.

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Laurenne M.

Laurenne M.

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