Gabon : un étudiant de l’ENS arrêté pour avoir revendiqué son allocation d’études

 Gabon : un étudiant de l’ENS arrêté pour avoir revendiqué son allocation d’études

 

Etudiant en Master 1 au département de Philosophie de l’Ecole normale supérieure (ENS), Nze Mbang Aboghe Edgard se trouve depuis ce matin du 30 juin 2020 en garde à vue au Commissariat de police de Belle-Vue 2, dans le 3ème arrondissement de la commune de Libreville.

 

C’est par un message téléphonique classique datant du 29 juin 2020 que l’étudiant Nze Mbang Aboghe Edgard va être contacté par le service de la scolarité de l’Ecole normale supérieure (ENS), où il est régulièrement inscrit, à s’y rendre urgemment avant 15h30, afin de récupérer un courrier lui appartenant.

En s’y rendant sans arrière-pensée, l’étudiant de Master 1 Philosophie va être surpris de constater que le courrier en question n’était rien d’autre qu’une convocation lui demandant de se rendre le lendemain, c’est-à-dire le 30 juin 2020, au Commissariat de police de Belle-Vue 2, au bureau 4, dans le 3ème arrondissement de Libreville, dès 09h. C’est une fois dans les locaux de la police que les condisciples qui l’accompagnaient, alors qu’ils attendaient la fin de l’audition de leur camarade, vont apprendre, aux environs de 17h, par un Officier de police judiciaire, que ce dernier a été placé en garde à vue. Puis, eux, vont être sommés de déguerpir le lieu. Manière de faire qui suscite de l’étonnement chez les étudiants, en même tant qu’ils la considèrent comme étant un abus d’autorité et de pouvoir.

 

Rappelons que depuis le 20 juin dernier, les étudiants de l’ENS, encore appelés élèves stagiaires, attendent leurs bourses d’études des 3ème et 4ème trimestres de l’année en cours. Ce qui a occasionné certaines manifestations pacifiques de leur part, pour réclamer leur dû.

A en croire aux témoignages de certains élèves normaliens, leur condisciple Nze Edgard serait mis en garde à vue pour avoir simplement revendiqué son allocation d’études au même titre que l’ensemble des élèves. Ils  demandent donc le relâchement sans condition et immédiat de leur collègue qui n’a rien fait de grave.

 

C’est donc une nécessité pour les autorités impliquées dans la gestion des allocations d’études de ces élèves de l’Ecole normale supérieure de prendre la mesure de leurs plaintes, en ces temps très difficiles pour tout le monde, mais surtout pour les étudiants et autres Gabonais économiquement faibles. Cela permettra l’accalmie et le respect tant souhaité des mesures sanitaires actuelles.

 

François Adzui Nguere

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