Gabon: Effectivité du comité de suivi du Programme ECOFAC6

C’est en collaboration avec les autorités gabonaises et la CEEAC que le Programme Régional de Conservation et de Valorisation des Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale (ECOFAC6) a donné lieu à la deuxième session de son comité de suivi le 18 mars dernier à Libreville. Il s’agissait non seulement de présenter la maitrise d’ouvrage du programme et de faire le point sur l’état d’avancement de ce dernier, mais aussi d’analyser son évolution et ses résultats dans le contexte de crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Ce comité de suivi a retenu la présence du ministre gabonais des Eaux et Forets, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’affectation des Terres , le Pr Lee White; du ministre gabonais de l’économie, Nicole Jeanine Lydie Roboty Epse Mbou; du Secrétaire exécutif de l’ANPN, Chistian Tchimanbela; de l’Ambassadrice de l’Union Européenne(UE) au Gabon, Rosario Bento Pais, et le Commissaire en charge de l’aménagement du territoire et aux infrastructures à la CEEAC, Marie-Thérèse Chantal Ngakono, qui composaient le panel officiel de cet événement.

 

En rappel, ce programme ECOFAC6 a pour objectif de promouvoir l’économie verte comme levier de développement économique durable et inclusif, et la lutte contre le changement climatique. Aussi, il permet d’assurer une préservation plus efficace de la biodiversité et des écosystèmes fragiles dans les pays de la zone CEMAC y compris Sao Tome-Et-Principe.

Défini comme l’organe politique de pilotage, de mise en œuvre et de suivi du programme de coopération, ce comité de suivi a permis aux parties prenantes d’échanger sur des informations et concertation mises en places par le programme dans le but d’atteindre des objectifs communs et de trouver un consensus sur les enjeux définis.

Les quelques panelistes présents à ce comité de suivi

De ces échanges francs et riches, s’en est sortie des conclusions et des recommandations visant à améliorer la coordination interne et externe sur des sujets pertinents allant même au delà de la conservation de la nature. Il s’agit entre autres de la formation professionnelle, du statut des écogardes vis-à-vis de la fonction publique, l’éco-tourisme, la lutte contre les trafics pour ne citer que ceux-là.  Pour ce faire, un travail de fond sur la création de nouveaux modèles économiques est nécessaire pour mener à bien la gestion des activités et ceci avec l’implication des partenariats publics-privés.

Aussi, l’Agence Nationale des Parcs Nationaux reconvertie en Agence Nationale de la Protection de la Nature (ANPN) entend entamer une reforme qui devrait l’amener à un mandat et une autonomie élargis afin de s’impliquer efficacement dans les changements pour un meilleur partenariat. L’objectif étant d’assurer une gestion efficace de la protection de la nature dans son ensemble.

Une vue des composants des différents parcs mentionnés

Notons que ce programme financé par l’UE, en soutien à l’ANPN, mène principalement ses activités dans trois(3) parcs au Gabon, notamment le parc de la Lopé à l’est du Gabon, celui de Waka et de Mayoumba au sud du pays, en raison du potentiel extrêmement intéressant dont ils disposent et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs en Afrique Centrale.

A cet effet, l’ECOFAC6 œuvrant dans la préservation de la biodiversité et la vocation de l’ANPN à protéger la nature ne demandent que l’implication de tous les partenaires dans la prise des mesures visant à limiter ou supprimer l’impact négatif des activités de l’homme sur son environnement et espérer atteindre les objectifs fixés.

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