Gabon/Politique: «la prétendue richesse du Gabon demeure illusoire et ne profite qu’à une minorité», Alexandre Barro Chambrier

 Gabon/Politique: «la prétendue richesse du Gabon demeure illusoire et ne profite qu’à une minorité», Alexandre Barro Chambrier

Alexandre Barro Chambrier, Président du RPM

C’est au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 7 octobre 2021, et marquant la reprise des activités du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité(RPM), que Alexandre Barro Chambrier, Président de ce parti, s’est prononcé sur la situation économique et sociale du pays qu’il trouve dégradante, malgré l’affirmation selon laquelle le Gabon serait le pays le plus riche d’Afrique.

 

Alexandre Barro Chambrier n’a pas eu besoin de mettre des gants pour dire que le pays va mal. Selon lui, la crise sanitaire liée au coronavirus serait à l’origine des difficultés accrues auxquelles le pays est confronté en plus de la gestion calamiteuse de plus d’une décennie du magistère d’Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon. Une crise qui, malgré les sommes importantes investies à la lutte contre la pandémie et les mesures d’austérités mises en œuvre par les autorités, ne semble pas s’atténuer mais annonce plutôt les flammes d’un véritable business pour certains.

 

Suite à l’affirmation faite par le président du Centre d’Etude et de Réflexion sur le Monde Francophone(CERMF), et qui était devenue virale sur les réseaux sociaux, stipulant que le Gabon était devenu le pays le plus riche du continent, l’Economiste et homme politique, Alexandre Barro Chambrier, a qualifié cette richesse d’illusoire car le pays connait une régression remarquable dans tous les domaines.

«Face à cette affirmation, force est de reconnaitre que cette prétendue richesse demeure illusoire et ne profite qu’à une minorité. Le pays continue à faire face à un réseau routier en état de dégradation avancée, à un système sanitaire et scolaire déstructuré, à des coupures quasi quotidienne d’eau et d’électricité, à l’insalubrité en zone urbaine comme rurale, aux inondations dès les premières pluies pour ne citer que ces exemples. Le gabonais a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts», a-t-il déploré.

 

Si cette richesse ne profite pas au plus grand nombre, Alexandre Barro Chambrier dénonce à cet effet une incompétence dans la gestion de la chose publique qui doit être participative au niveau local et inclusive au niveau national, et même une indifférence des pouvoirs publics.  Pour cela les populations doivent se sentir concernées par le service public. Mais malheureusement il ressort que l’Etat est démissionnaire dans tous les domaines tant à Libreville qu’à l’intérieur du pays où certaines localités sont abandonnées à elles-mêmes.

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Laurenne M.

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2 Comments

  • Comme toujours une plume à la hauteur de la journaliste très bonne analyse et l’article est illustratif sur le calvaire qui occupe le quotidien des Gabonais et Gabonaise

    • Merci beaucoup

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