Politique : l’Appel d’Angondjé en éveilleur des consciences

Après un intermède dû au décès de l’un de leurs membres, madame AZIZET Bruneli, présidente de l’UDS, les partis dits de l’Appel d’Angondjé ont relancé leurs activités. Et surtout, leur sortie hebdomadaire du vendredi où ils viennent faire état de l’actualité tous azimuts du pays. Malgré la douleur, et reprenant leurs esprits, les partis membres de l’Appel d’Angondjé n’entendent pas laisser un espace à la sorcellerie politique.

 

Ce vendredi 9 août, Joachim Mbatchi Pambou et ses amis ont à nouveau fait une énième sortie. Et à l’Appel d’Angondjé, on n’a pas perdu son panache pour dire avec la force des choses ce qui ne va pas. Et pour cause : « Revenant à l’examen de l’abondante actualité politique, nous nous attarderons à expliquer notre positionnement par rapport au débat entre les factions qui invitent à voter OUI et celles qui souscrivent pour voter NON lors du référendum à venir ». Avant de préciser que « L’Appel d’Angondjé tient à rappeler que le vote référendaire n’a pas pour finalité le choix des personnes qui occuperont les charges publiques, il s’agit de choisir un format qui fixera le socle sur lequel reposera notre constitution. Il ne s’agit pas de porter une préférence avant terme d’un quelconque candidat déclaré ou pas à l’élection présidentielle ».

Pour ce faire, poursuit-on à l’Appel d’Angondjé : « Le choix se porte ici sur la constitution uniquement sur la loi fondamentale qui, comme toute œuvre humaine, pourrait présenter quelques insuffisances. Comme toute règle, la loi fondamentale connaitra une évolution en fonction des séquences de la vie politique de notre pays et des exigences révisionnistes que l’histoire des peuples impose aux nations. Les réalités d’aujourd’hui ne seront pas celles de demain ».

D’où : « Les membres de l’Appel d’Angondjé invitent par conséquent, l’ensemble de la classe politique à se consacrer à l’essentiel qui consiste à accompagner le processus de la transition pour parvenir à terme à l’organisation des élections libres et transparentes qui concluront la fin de la présence du CTRI à la tête de l’État. Nous voulons rester logiques et cohérents, mais par-dessus tout, nous invitons l’ensemble de la nation à répondre à un appel au patriotisme, à un acte sacrificiel bien loin des enjeux et ambitions politiques : il s’agit de se dépouiller du code de l’honneur, de la parole de clarté et des engagements librement pris ».

Sur la même lancée, les membres de l’Appel d’Angondjé renchérissent : « Les observations et les arguments soulevés par les uns et par les autres ont tous leur logique, mais nous tenons cependant à faire remarquer que ce n’est ni le régime politique, ni la durée des mandats (cinq ou sept ans) et encore moins la gestion et l’organisation des élections par l’état ou un organisme neutre qui constituent la panacée du développement d’un pays et la garantie d’un état de droit où tous les citoyens sont égaux devant la loi et ou la souveraineté du peuple demeure inviolable ».

Et que « la réalité et l’histoire politique de notre pays nous enseignent que ce ne sont pas les quelques imperfections et vides contenus dans nos différents textes de lois qui sont à l’origine du vide abyssal que l’on rencontre dans tous les secteurs de notre pays. Non, aucun texte de loi ne fait l’apologie du tribalisme paroxysmique qui sévit dans notre pays. Non, aucun texte de loi ne légitime la corruption politique et le népotisme. Non et non, aucun article ni de la constitution ni du code pénal ne dit que les détournements des fonds publics sont la voie royale pour s’enrichir. Non et non et encore non, aucun texte ne dit que la république est morcelée en territoires distincts avec des dignitaires et autres doyens qui régentent l’ascenseur social des autres citoyens… »

 

Kevin aymard Lelengui

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