Chaque 10 octobre se célèbre la Journée mondiale de la santé mentale. A l’occasion de celle-ci, le cabinet psychologique Allô Psy initie et poursuit une campagne de sensibilisation scolaire sur la santé mentale et ses contours, allant du 10 au 16 octobre 2022. Ce jeudi 13 octobre, ce sont les élèves du lycée Léon Mba qui ont reçu et échangé avec la délégation des psychologues.
Face à une population scolaire composée d’élèves de Seconde et de Première régulièrement inscrits au lycée Léon Mba, le cabinet des psychologues Allô Psy s’est prononcé sous le thème « Ma santé, c’est aussi ma santé mentale » arrêté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce leitmotiv leur a donné le ton d’aborder avec ces élèves bien réceptifs et interactifs plusieurs aspects de la santé mentale.

Les élèves en pleine campagne de sensibilisation
Le choix de cette population cible a surtout été motivé par l’actualité du phénomène des violences physiques entre élèves au sein ou aux abords des établissements, dont l’une des causes peut être liée à certains troubles ou problèmes mentaux. C’est pourquoi il a été important pour le cabinet d’expliquer aux élèves les causes et les conséquences d’une santé mentale altérée, non sans proposer quelques pistes de résolution permettant de maintenir un équilibre mental, aux fins de favoriser une interaction harmonieuse avec le monde qui nous entoure.
Ainsi, « parler de santé mentale à l’école est une nécessité primordiale, dans la mesure où cela permet d’amener les élèves à comprendre que les actes qu’ils posent ont des effets négatifs sur eux-mêmes, c’est-à-dire qu’ils peuvent conduire à leur expulsion de l’établissement, de la société et même nourrir les stéréotypes à leur sujet. Aussi, ces actes peuvent causer du tort à leurs proches », a indiqué la directrice du cabinet Allô Psy, Chanselle Claude Koumba Boungou, qui, elle-même, est psychologue du développement et de l’éducation.
Par la même occasion, une élève âgée de 16 ans, inscrite en classe de 2nde LE4, a frappé l’assistance d’une vive admiration, en révélant comment elle est arrivée à déjouer la dépression à la suite du décès de son père et à consoler ses proches, surtout sa mère désemparée.
« Depuis que j’ai perdu mon père, je ressens toujours le besoin de donner du bonheur et de l’amour à mes proches, surtout à ma mère qui a mal vécu cette perte. J’essaie de vivre comme si rien ne s’était passé », a-t-elle exposé.
Il est à noter que pour l’OMS, la santé mentale est «un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».
François Adzui Nguere

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