Ouverture du dossier BR-SARL dans le cadre de l’ ‘’opération Mamba’’

 Ouverture du dossier BR-SARL dans le cadre de l’ ‘’opération Mamba’’

Le CAPPE vers la justice gabonaise pour ouvrir le dossier BR-SARL dans le cadre de l’ ‘’opération Mamba’’

L’affaire BR-SARL qui ne cesse de faire parler d’elle a réuni hier en assemblée générale le collectif des victimes de l’escroquerie de la jadis structure de microfinance et le Congrès des agents publics, parapublics et privés de l’Etat (CAPPE). Cette assise, tenue au siège social du CAPPE, a permis de faire le point sur les différentes démarches entreprises par le Congrès tant au niveau national qu’au niveau international et d’en envisager d’autres.

Tous réunis en assemblée générale cet après-midi du 12 février 2020 pour continuer à parler de la même chose, victimes de l’escroquerie savamment orchestrée par la structure de microfinance BR-SARL en 2015 et le CAPPE qui s’est résolument engagé à les soutenir, ne décolèrent pas face à l’imbroglio entretenu autour de ce dossier. Plus de 4 ans après, sans solutions concrètes de la part du gouvernement à l’endroit des 18 0000 familles gabonaises abusées, cette affaire laisse désormais supposer une sorte d’arnaque du gouvernement envers ses propres populations.

« Il ressort aujourd’hui quand date du 06 au 07 octobre 2015, le ministère gabonais de l’Economie a pris la décision de fermer et liquider BR-SARL. Cette décision montre à suffisance que certaines autorités gabonaises seraient clairement impliquées dans ce dossier qui appauvrit dix-huit (18) mille familles gabonaises », a martelé Emmanuel Mve Mba, président du CAPPE.

Une hypothèse qui semble être confirmée par plusieurs autres contradictions dans la logique du gouvernement, qui serait resté ignorant de l’existence de BR-SARL sur le territoire gabonais, alors qu’il y a exercé de 2011 à 2015. Aussi, comment comprendre qu’une telle structure ait manipulé de l’argent, aspect névralgique de l’économie d’un pays, sans que le ministère de l’Economie, qui est l’autorité monétaire, ne lui ait délivré un agrément technique ?dossier BR-SARL dans le cadre de l’ ‘’opération Mamba

Et pourtant, à la suite d’un article publié par notre confrère de Gabon Review en novembre 2015, titré « Malversation financière à BR-SARL », le gouvernement mis en cause, va in extenso apporter un droit de réponse via le ministère de l’Economie. Dans ce droit de réponse datant du 17 novembre 2015, signé par le Directeur de l’Economie et de la politique fiscale, la procédure précédant l’exercice de l’activité de microfinance dans la sous-région de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et, partant, en République gabonaise, y est clairement indiquée, à savoir que cette activité est régie par un texte sous-régional : le Règlement N° 01/02/CEMAC/UMAC/COBAC relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de microfinance dans la CEEAC. L’article 22 de ce texte réglémentaire

dispose que « l’exercice de l’activité de microfinance est subordonné à l’agrément de l’autorité monétaire, c’est-à-dire du ministère en charge de l’Economie ». Ce qui suppose alors deux choses : soit le ministère de l’Economie a fermé les yeux face à l’implantation illégale de BR-SARl, soit les deux entités ont travaillé en toute complicité.

Tout en fondant l’espoir sur la vision du premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekale, en matière d’égalité des citoyens devant la loi, le CAPPE entend repartir vers le gouvernement aux fins de verser au dossier les nouveaux éléments permettant finalement de croire à l’implication de beaucoup de dignitaires de la République dans cette affaire BR-SARL. En définitive, le Congrès, qui a introduit, en 2019, une plainte auprès du Tribunal International du Commerce de Génève, en Suisse, concernant la même affaire, compte désormais « demander à la justice gabonaise d’ouvrir ce dossier dans le cadre de l’opération mamba afin que toutes les responsabilités soient établies devant la loi ».

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François Adzui Nguere

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