Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, commémorée chaque 8 mars, l’Association des Femmes du Chemin de Fer du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la SETRAG.

Organisée en différé, cette initiative a réuni de nombreuses femmes cheminots autour d’un moment de réflexion et de formation consacré au nouveau Code de la famille en République gabonaise. L’objectif était de leur offrir un cadre d’information et d’édification sur les enjeux juridiques liés à leurs droits, tant au sein de la famille que dans la société.
Une rencontre marquée par une forte mobilisation
Pour enrichir les échanges, une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, dont l’intervention sur le Code de la famille a suscité un vif intérêt auprès des participantes.
La présidente de l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon, Reine Laetitia Bouanga épouse Dakouo, s’est félicitée de la qualité de cette intervention et de l’engagement des participantes.
« Vous avez vu la trempe de notre oratrice, Linda Bongo Ondimba. Elle nous a laissées sans voix, tant nous avons été édifiées. Je tiens à remercier toutes les femmes cheminots ainsi que les directeurs qui nous ont accompagnées pour faire de cette journée une réussite. Nous ne nous attendions pas à une telle affluence, preuve de l’intérêt porté à ce sujet ».

Une célébration tournée vers l’éducation et le dialogue
Au-delà de son caractère festif, la Journée du 8 mars a été placée sous le signe de l’éducation et de la sensibilisation. L’association a souhaité rappeler les luttes historiques menées pour la reconnaissance des droits des femmes, tout en encourageant la poursuite des actions de formation.
Dans cette dynamique, des ateliers d’échanges ont été organisés afin de favoriser un dialogue ouvert entre les participantes.
« Nous avons voulu faire de ces ateliers une véritable plateforme d’expression pour toutes les femmes cheminots. Cette journée doit être mise au service de la promotion des droits des femmes. Notre programme annuel met d’ailleurs l’accent sur l’éducation, la sensibilisation et le développement personnel », a expliqué la présidente.
Violences faites aux femmes: une problématique au cœur des échanges
Parmi les thématiques abordées, la question des violences faites aux femmes a occupé une place centrale. Le thème annuel retenu par l’association, «Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses », a orienté les discussions.
Les participantes ont notamment échangé sur les violences en milieu scolaire, un sujet particulièrement sensible pour ces femmes qui concilient responsabilités professionnelles et rôle de mères.
« Au-delà de nos fonctions professionnelles, nous sommes aussi des mères. Ces réflexions nous aident à mieux accompagner nos enfants, tout en nous permettant de nous épanouir dans notre environnement de travail », a souligné Mme Bouanga.
De la célébration à l’action
Au terme de cette rencontre, un message fort a été adressé aux participantes : la Journée internationale des droits de la femme ne doit pas se limiter à une célébration symbolique. Elle doit avant tout constituer une opportunité de renforcement des capacités, de promotion des droits et d’engagement accru des femmes dans leur développement personnel.

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